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AlainX

 

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vendredi 29 mai 2009

 
Petit bonheur de l'espérant

Un e-mail m'est parvenu et qui m'a mis dans une sensation intense de plénitude. Comme le jaillissement soudain du soleil dans un ciel sombre éclaire tout à coup le paysage qui semblait si triste un instant auparavant.

C'est un homme que je connais depuis longtemps. Un de mes anciens stagiaires qui m'avait ensuite demandé un suivi individuel, avec qui j'avais noué une relation de sympathie. Nous sommes restés en lien, de loin en loin. Polytechnicien, il naviguait dans les hautes sphères dirigeantes d'une multinationale dont tout un chacun utilise les services. C'est un de ces hommes « rares » que l'on a parfois la chance de rencontrer. Au-delà de l'aide que j'ai pu lui apporter, il y eut entre nous des échanges particulièrement profonds, forts, allant à l'essentiel.


Il m'avait dit qu'il quitterait cette multinationale pour un engagement que l'on va qualifier « d'humanitaire ». Il m'écrit pour me relater "son pot de départ". Une très longue lettre. Il reprend des extraits de son « discours » devant cet aréopage de « grands patrons » auquel il a tiré des larmes... (Sans le vouloir me dit-il), et en le lisant les miennes ont également coulé.
Il y a une telle justesse de ton, à la fois sur son histoire dans l'entreprise et le sens des engagements qui furent les siens, et à la fois sur le sens de sa vie qui l'amène à partir pour ailleurs, que l'on ne peut faire autrement que voir à travers ses mots, à travers les lignes, à quel point cet homme a poussé loin son humanité personnelle, ses valeurs humaines, et sa fidélité aux appels les plus essentiels de son être profond.
Par ailleurs, par d'autres personnes, je sais l'impact fort qu'il a eu dans cette multinationale et combien il a influé positivement sur certaines décisions.

C'est difficile pour moi de trouver les mots qui disent l'intensité de mon propre ressenti devant cette aventure d'une personne qui aurait pu poursuivre une brillante carrière, mais vide de son sens le plus profond au service des hommes.
Peut-être suis-je aussi touché, parce qu'à ma modeste mesure j'ai fait des choix quelque peu semblables dans mon existence. Sauf que je n'ai pas eu son audace lors de l'un de mes propres « pot de départ », et que je n'ai pas osé alors partager mes convictions les plus profondes, face à quelques « grosses têtes » qui étaient devant moi.
Je n'ai pas de regrets. Je ne fais pas un comparatif. C'est seulement que je me dis que d'une certaine manière des hommes continuent cette aventure "du croire" à un meilleur destin de l'humanité... Et surtout, surtout, surtout, qu'ils s'y engagent concrètement. Effectivement. Ne se contentant pas de discourir ou de râler.
C'est cela qui fait mon bonheur simple de ce matin.
Ce bonheur que rien n'est jamais perdu dans un monde pourtant quelque peu à la dérive...

Je voulais relater cela, car ce petit événement de rien du tout ne fera ni la une d'un quotidien, ni même un entrefilet quelque part dans les multiples pages qui s'écrivent...
Je voulais relater cela donc simplement pour rendre témoignage de ces petits événements qui font mon espérance, et que je vous partage.

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jeudi 28 mai 2009

 
Vertige

Sur la page d'accueil de Canalblog.
13 708 000 messages publiés.

Imaginons que je passe en moyenne cinq minutes par message
pour tous les lire il me faudra 261 ans...
Et je ne parle que de cette seule plate-forme...

Voilà bien la preuve que Dieu n'a pas tout prévu...
S'il avait anticipé Internet et les blogs, il se serait arrangé pour au moins quintupler la durée de l'espérance humaine...

Qui plus est, d'après ceux qui ont fait une expérience de conscience modifiée, et qui ont eu droit à un billet d'aller-retour gratuit jusqu'aux cieux, histoire de voir s'ils n'y étaient pas déjà, ils ont tous confirmés que Dieu le Père lui-même n'avait pas l'ADSL... Et qu'Allah en personne ignorait même l'existence d'Internet.

Donc, comment les musulmans vont trouver les vierges qui leur sont promises à consommer sans modération, s'ils n'ont pas accès à Meetic ?

Tous ces bricolages divins, c'est à donner le vertige...

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mercredi 27 mai 2009

 
Matinale

Ce matin je me suis levé à 7 heures 45, peut-être un peu avant, 7 heures 42, peut-être un peu après, 7 heures 48 ; il est toujours difficile d'avoir la précision d'une horloge électronique dès le réveil, la concentration, à mon âge avancé, se faisant aléatoire.

Aussitôt, le cerveau est rapidement envahi par ce choix crucial s'il en est, salle de bains puis petit déjeuner ? Ou choix inverse : petit déjeuner puis salle de bains ? C'est terrible que dès le réveil on se trouve confronté à la terrible nécessité de choisir, alors qu'il serait si simple d'être mû par des instincts primaires ou des habitudes fermement ancrées suite à de longs ajustements hormonaux du corps humain.

Tiens, à ce propos, j'ai vu hier à la télé que l'amour n'était qu'une usine chimique et que les hommes qui croyaient depuis des siècles et des siècles à la réalité des sentiments, au tendre romantisme des amants qui se touchent du bout des doigts, à l'érotisme torride de ceux qui s'interpénètrent dès le premier soir, tous ceux-là, s'étaient largement fait niquer. C'est juste de la chimie Messieurs dames. Il n'y a plus de quoi en faire toute une histoire !
Ceux d'entre vous qui avaient recours à un psy, ou un machin de ce genre-là pour tenter de trouver le pourquoi du comment dans les arcanes de votre enfance dévastée, arrêtez tout de suite ! Achetez-vous la panoplie du petit chimiste, mélangez allègrement,ocytocine, vasopressine, adrénaline, vaseline et naphtaline, et vos amours seront enfin au top !

Donc, ce fut petit déjeuner en premier. Ce sont mes pieds qui ont choisi. Me suis retrouvé dans la cuisine à me gratter la tête, alors que ma compagne en était à son deuxième toast et jus d'orange.
Thé ou café ? Pain ou chocolat ? Cerise ou gâteau ? Fromage ou dessert ? Il va encore falloir choisir pensais-je, alors que déjà je beurrais ma tartine. Cette fois ce sont mes mains qui avaient décidé à ma place.

Douche tout de suite ou ordinateur maintenant ? Tee-shirt et bermuda ? Ou pull et jean ? Ou peignoir et rien en dessous histoire d'aérer le service trois-pièces ? Voilà ce que je me demande encore alors que je suis en train de taper sur le clavier. C'est sûrement mon cerveau reptilien qui a appuyé sur le bouton de démarrage, comme Cro-Magnon appuyait sur le téton de sa femelle.

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mardi 26 mai 2009

 
Flottement

Ma vie comme une barque sur un long fleuve tranquille...
Tel est mon rêve...
La vie n'est pas ainsi paraît-il.
Alors, sans cesse, mon rêve se brise.
Ma barque prend l'eau sous les assauts redoublés des flots.

On croit pouvoir franchir toutes les passes étroites sans encombre.
La barque n'est-elle pas solide, et aguerrie aux épreuves ?
On se croit toujours « Hublot, chien matelot ».

Les craquements de la coque devraient donner l'alerte.
Mais on a appris à ne pas s'alarmer.
À dériver quand il le fallait
à jouer de la gaffe à croc de cuivre lorsque nécessaire.


Il est temps d'accoster.
De mettre en cale sèche.
D'envisager de nouvelles routes maritimes
de ne plus perdre le Nord.

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dimanche 24 mai 2009

 
Rentrée de WE.

Il y eut la plage, le sable, et....
... tout le reste que l'on peut trouver sur des plages de la Mer du Nord :
les jeux, les cabines, les bistros sur plage,
la bière, les frites, les odeurs, les gens,
les gens, encore les gens.

Oh ! Je me suis beaucoup amusé !
En compagnie d’amis !

Sur le chemin du retour (dans les embouteillages pour sortir de la Station…) je pensais :

« il y a trop de choses sur cette plage »….

La mer, « la mienne », celle que j’aime, ailleurs,
C’est bruit du ressac, cris des mouettes,
Odeurs du vent marin, et, le plus souvent,
Solitude, solitude, solitude.

Sur ma plage intérieure, au fond de moi, parfois, trop souvent peut-être,

« il y a trop de choses en moi »

Dépouillement.
Voila ce qu’il me faut.

Dépouillement….

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jeudi 21 mai 2009

 
silence, on meurt !

Tout à coup, j'ai eu la sensation d'être conduit là...




Parfois les mots sont contre-productifs.
On les emprunte à d'autres, mais ce n'est pas mieux.

Il est des mots que l'on enterre dans les cimetières
et sur lesquels personne ne viendra se recueillir.



Des mots à peine sortis des lèvres qu'ils sont déjà comme des enfants morts.
Parce que sans doute, de là où ils viennent et sur le chemin de l'endroit où ils devaient aller,
la désolation a déjà tout brûlé.

Alors, oui,
c'est bien dans un silence de mort
que se mettent au tombeau les amours défuntes.

(photos issues du Web, origine inconnue)

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lundi 18 mai 2009

 
Voilà !
J'en ai terminé avec l'animation du marathon.
Ce fut une expérience particulièrement riche, autant pour les participant(e)s, que pour moi-même.
Je me suis beaucoup investi. L'impression d'avoir passé bien plus d'heures que les autres fois. Il faut dire qu'il y avait aussi plus de participants... Et beaucoup de textes...

L'impact sur moi a été plus fort que je ne le pensais.

Je ressens le besoin d'une prise de recul.
Et puis, il y a diverses "choses" sur lesquelles je dois réfléchir...

Donc, je ne mets pas ce blog en mode pause....
mais je ne crois pas y écrire beaucoup ces temps-ci...

(mouaiche ! si ça se fait demain je publie une entrée.... !)

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jeudi 7 mai 2009

 
Découragement

Il arrive un moment où la fameuse goutte d'eau fait « ploc »... Et c'est la bascule. Tout se renverse et tout s'écoule. Devant le précieux liquide répandu, que l'on avait patiemment recueilli goutte après goutte, c'est la désolation intérieure.

Remontée d'enfance, devant mes dessins ratés, mon désordre chronique, mes cahiers salis, mes taches d'encre, mais traits droits pas droits, et ma terrible incapacité à ce qu'il en soit autrement.

C'est cela le découragement, mon découragement, ce sentiment que quoi que je fasse, tout rate. Toujours. Qu'importe que je fasse le catalogue de mes soi-disant réussites, l'échec sera toujours vainqueur au final.

Alors, je me traîne lamentablement sur mes terres d'errance. Parce qu'il n'y a plus rien à espérer, plus rien d'autre à faire qu'à marcher dans un désert sans fin ou nulle oasis n'existera jamais.

Un désert intérieur, voilà ce que je deviens alors. Une terre en sécheresse qui n'est plus que poussière d'elle-même.

J'abandonne, faute de pouvoir m'abandonner. Je renonce à défaut de souffle salvateur qui viendrait réanimer une vie que je ne désire plus.

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lundi 4 mai 2009

 
Retour

Trois jours de soleil radieux en bord de mer, pas un souffle de vent, quasiment un temps estival, j'ai même pris un coup de soleil, voilà ce que pourrait être un premier bilan de ma semaine vacancière.
Je n'ai pas écrit une seule ligne. J'ai contemplé la mer, respiré ses bienfaits, laissé vagabonder mon esprit, bavardé au gré des rencontres, dialogué longuement avec ma compagne, et nous en avons profité pour déguster quelques spécialités locales....

Cela m'a fait du bien de ne pas écrire, et je n'en ai nullement ressenti le besoin ; tout autant que cela me fait du bien de m'y remettre en cet instant. Écrire me reste vital et je ne pourrais demeurer longuement sans retrouver cette sorte de prolongement de moi-même qui m'approfondit, m'humanise en quelque sorte.

*


Au retour, il n'y avait pas que des bonnes nouvelles. Notamment le décès d'une blogueuse, qu'une personne m'a annoncé par mail. J'ai appris la nouvelle comme un choc, et des larmes me sont coulées. Je ne pensais pas être autant affecté. C'était une blogueuse discrète, qui venait, puis repartait, puis revenait, puis s'éloignait encore. À chaque fois, elle laissait des traces durables en moi. Quelque chose d'indélébile, quelque chose qui sortait de l'ordinaire. Il n'y avait pas qu'une qualité certaine d'écriture, il y avait la beauté d'une humanité qui, perpétuellement, se cherchait entre joie et douleur. Il y eut quelques mails privés, ils allaient au fondamental avec cette volonté farouche et réciproque de garder la distance nécessaire à l'approfondissement, la juste distance qui fait rejoindre le lieu secret ou l'anonymat permet l'échange essentiel.

Voici ce qu'elle écrivait encore récemment :

Il y a, me semble-t-il, quelque chose de troublant, et finalement d'un peu déstabilisant, à réaliser que parfois ceux que nous ne connaissons pas, et qui écrivent sans même imaginer notre regard posé sur eux, prennent dans notre relation au monde une importance insoupçonnée. Sans le vouloir, sans le savoir. Et pourtant...

*

Cette nuit, je repensais à cette disparition. Alors, lentement, venue du fond de ma mémoire, une chanson de Georges Brassens est remontée d'elle-même jusqu'à mes lèvres, [Supplique pour être enterré à la plage de Sète] et je suis surpris de retrouver la plupart des couplets, ce dont je ne m'aurais pas cru capable. Alors, lentement, sont aussi revenues les larmes...
Pas tout à fait les mêmes cependant.
Larmes plus personnelles, disons.
Plus douces.
Parce que je me suis souvenu de la première fois où je l'avais entendue, revenant du disquaire, le précieux vinyle sous le bras. Comme à chaque nouveau disque de Brassens, j'écoutais dans la solitude de ma chambre, comme on aime entendre une parole-nourriture d'un être qui vous ensemence le jeune coeur.

Et c'est ce que fut Brassens pour moi durant toutes ces années.
En particulier, la supplique me fit découvrir ce que pouvait être le rapport à la mort, sa fréquentation ordinaire, inéluctable, et, passé le nécessaire chagrin, comme une absolue nécessité qu'elle advienne pour que se poursuive la vie, autrement...
La mort devenait comme une sorte de compagne avec laquelle il fallait vivre. C'était là peut-être la plus grande sagesse. Je n'avais pas encore l'âge d'y penser fréquemment, comme cela l'est devenu aujourd'hui.
Y penser, non pas de manière morbide, mais comme une réelle composante de mon existence, l'ultime composante.

*



Supplique Pour Etre Enterre A La Plage
envoyé par popefucker


La Camarde qui ne m'a jamais pardonné
D'avoir semé des fleurs dans les trous de son nez
Me poursuit d'un zèle imbécile.
Alors cerné de près par les enterrements,
J'ai cru bon de remettre à jour mon testament,
De me payer un codicille.

Trempe dans l'encre bleue du Golfe du Lion,
Trempe, trempe ta plume, ô mon vieux tabellion,
Et de ta plus belle écriture,
Note ce qu'il faudrait qu'il advînt de mon corps
Lorsque mon âme et lui ne seront plus d'accord,
Que sur un seul point : la rupture.

Quand mon âme aura pris son vol à l'horizon
Vers celle de Gavroche et de Mimi Pinson,
Celles des titis, des grisettes,
Que vers le sol natal mon corps soit ramené,
Dans un sleeping du Paris-Méditerranée,
Terminus en gare de Sète.

Mon caveau de famille, hélas! n'est pas tout neuf,
Vulgairement parlant, il est plein comme un œuf,
Et d'ici que quelqu'un n'en sorte,
Il risque de se faire tard et je ne peux,
Dire à ces braves gens: «Poussez-vous donc un peu,
Place aux jeunes en quelque sorte.»

Juste au bord de la mer, à deux pas des flots bleus,
Creusez si c'est possible un petit trou moelleux,
Une bonne petite niche,
Auprès de mes amis d'enfance, les dauphins,
Le long de cette grève où le sable est si fin,
Sur la plage de la corniche.

C'est une plage où même à ses moments furieux,
Neptune ne se prend jamais trop au sérieux,
Où quand un bateau fait naufrage,
Le capitaine crie: «Je suis le maître à bord!
Sauve qui peut, le vin et le pastis d'abord,
Chacun sa bonbonne et courage.»

Et c'est là que jadis à quinze ans révolus,
À l'âge où s'amuser tout seul ne suffit plus,
Je connu la prime amourette.
Auprès d'une sirène, une femme-poisson,
Je reçus de l'amour la première leçon,
Avalai la première arête.

Déférence gardée envers Paul Valéry,
Moi l'humble troubadour sur lui je renchéris,
Le bon maître me le pardonne.
Et qu'au moins si ses vers valent mieux que les miens,
Mon cimetière soit plus marin que le sien,
Et n'en déplaise aux autochtones.

Cette tombe en sandwich entre le ciel et l'eau,
Ne donnera pas une ombre triste au tableau,
Mais un charme indéfinissable.
Les baigneuses s'en serviront de paravent,
Pour changer de tenue et les petits enfants,
Diront: «Chouette, un château de sable!»

Est-ce trop demander: sur mon petit lopin,
Plantez, je vous en prie, une espèce de pin,
Pin parasol de préférence,
Qui saura prémunir contre l'insolation
Les bons amis venus faire sur ma concession
D'affectueuses révérences.

Tantôt venant d'Espagne et tantôt d'Italie,
Tous chargés de parfums, de musiques jolies,
Le Mistral et la Tramontane,
Sur mon dernier sommeil verseront les échos,
De villanelle, un jour, un jour de fandango,
De tarentelle, de sardane.

Et quand prenant ma butte en guise d'oreiller,
Une ondine viendra gentiment sommeiller,
Avec moins que rien de costume,
J'en demande pardon par avance à Jésus,
Si l'ombre de ma croix s'y couche un peu dessus,
Pour un petit bonheur posthume.

Pauvres rois pharaons, pauvre Napoléon,
Pauvres grands disparus gisant au Panthéon,
Pauvres cendres de conséquence,
Vous envierez un peu l'éternel estivant,
Qui fait du pédalo sur la vague en rêvant,
Qui passe sa mort en vacances.

Vous envierez un peu l'éternel estivant,
Qui fait du pédalo sur la vague en rêvant,
Qui passe sa mort en vacances.

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