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vendredi 29 juin 2007
J'aime les petits fonctionnaires...
D'accord ! Je viens de passer une heure à m'énerver ! Une heure de perdue. Une heure pour écrire une lettre incendiaire comme je sais parfaitement les faire, à une administration qui me fait ch... de chez ch... ! Une heure pour répondre à ce trou du cul de fonctionnaire à l'esprit borné et lui mettre le nez dans son caca, lui qui ne comprend rien à rien. Ce petit chef qui certainement pisse à côté de la cuvette quand il a rendez-vous avec son supérieur hiérarchique tant il tremble de trouille. Alors, il se venge sur « l'usager » ah ! Pour être usager il l'est le citoyen face au merdier administratif français. Usé jusqu'à la corde ! Je ne sais pas si Sarkozy a raison de supprimer des postes de fonctionnaires, mais celui-là il pourrait lui mettre le pied au cul et le balancer dans la Seine !
Une heure de perdue, car évidemment je n'enverrais pas cette lettre. Elle ne m'a servi que d'exutoire. Il faut savoir que je suis capable d'emportements dévastateurs. Ceux qui ont eu l'occasion de s'en rendre compte, se tiennent à 20 pas de distance. Mais, comme dit ma compagne : tu t'es beaucoup assagi ! ce qui veut tout dire. Je parle d'emportements, car je ne suis pas colérique. Je ne suis pas de ceux qui râlent tout le temps et à tout propos. Ce n'est pas mon style. Je suis plutôt comme une mer calme. Ce qui n'empêche pas le travail souterrain éruptif, qui parfois déclenche des tsunamis qui pourraient devenir ravageurs si je n'avais pas la sagesse d'aujourd'hui d'être capable d'élever des digues protectrices à la fois de moi-même et des autres.
La digue et mon bout de papier sur lequel je sors ma bile, en sorte que cette petite crotte n'entende pas de ma bouche ses quatre vérités. Ce qui ne m'empêche pas d'écrire ici que ce mec est un vrai connard. !...
À présent, je suis prêt à rédiger ma réponse dans le plus pur style administratif, que j'ai la chance d'avoir appris à manier allègrement : textes législatifs, lois, décrets, arrêtés, qui vont quand même lui mettre le nez dans le caca... Mais ce sera avec panache et bien sûr copie au fameux supérieur hiérarchique... (un jour je vous dirai "le truc" pour etre assuré que ça arrive sur son bureau sans passer par les filtres des services...) Et comme mon petit doigt m'a appris ce que le dit supérieur pensait de son subordonné... Je sens que le petit fonctionnaire va encore pisser à côté de la cuvette...
Libellés : Rogne et grogne

AlainX 11:30 AM
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jeudi 28 juin 2007
Le blog de l'escargotEn lisant ça et là, je me rends compte qu'il y a parfois ce phénomène du *blog de l'escargot*. Le mien l'est à l'occasion... C'est lorsque le blog parle de lui-même, qu'il s'enroule dans sa spirale, au lieu de laisser parler son auteur. Celui qui écrit s'exprime sur le phénomène du blog lui-même, le sien, ceux des autres. Pourquoi il blogue, ce qu'il fera de son blog ou n'en fera pas et cela rebondit, de boîtes de commentaires en boîte de commentaires, de liens en liens... Jusqu'à arriver à ce que moi-même j'évoque le phénomène ! Le blog en lui-même devient * quelqu'un* et non plus un simple média, un simple support de communication. Est-ce que l'on parlerait ainsi de son bloc de papier à lettres comme d'un personnage qui aurait sa vie propre ? Probablement que non. On dit : « allez donc me lire sur mon blog », comme s'il y avait là-bas une sorte de personnage qui serait nous-mêmes sans l'être tout à fait. On trouve cela aussi chez les personnes qui ont publié un livre : "lisez mon livre, vous verrez !" ; comme si c'était plus fort, que cela avait plus de force que le simple : « écoutez-moi ! ». J'ai entendu l'autre jour un écrivain dire, pour se justifier : « c'est vrai ! Puisque je l'ai écrit dans mon livre ! ». Je suis donc la preuve de moi-même. Le poids des livres, le choc de la vérité ! Si vous ne me croyez pas moi-même, croyez ce que j'ai écrit dans un bouquin... L'écrivain est un autre !... Le blogueur est un autre !... En bloguant, en dialoguant par les boites à commentaires, en échangeant des messages privés, voire en rencontrant les personnes « en live », le blogueur finit par être dépossédé de son propre blog par l'ampleur du phénomène que celui-ci devient. C'est ainsi que Pierre écrit : « Je considère donc ne pas être vraiment libre de disposer de ce lieu à ma guise. Mais loin de m'en sentir contraint, c’est avec bonheur que je constate que ce lieu plaît » Et voilà ! Le blog est *quelqu'un*, il a sa vie propre, le blogueur finit par ne plus maîtriser lui-même l'oeuvre qu'il a créée... « Je ne dispose plus de ce lieu à ma guise » : c'est quand même très parlant ! Le problème de l'escargot, c'est qu'il s'enroule sur lui-même, que sa marche est ralentie, à force de porter sur son dos les pesanteurs de sa coquille. À lire des blogs qui parlent du phénomène blog, à lire des personnes qui expriment qu'elles ne peuvent plus dire ce qu'elles veulent en toute liberté, parce que ceci, parce que cela, on finit par voir s'estomper dans le brouillard blogosphèrien la réalité de la personne qui écrit. Elle n'est plus un être humain des plus ordinaires, elle est devenue un/une blogueur/blogueuse. La liberté d'expression que le bloc semble offrir, devient une nouvelle forme plus moderne de l'aliénation. Le blogueur finit par employer une sorte de grammaire de l'expression bloguienne, qui perd la spontanéité du langage commun et ordinaire. Il transmet des messages codés. Il parle par métaphores que seuls des initiés comprendront. Ils envoient des clins d'oeil à un nombre réduit de lecteurs choisis. Le blog devient clanique ! J'écris cela parce que j'ai identifié ce phénomène pour moi-même. Que j'ai eu des épisodes « blog de l'escargot », mes lecteurs assidus le savent bien. Je me suis parfois aliéné à l'opinion d'autrui et/ou aux attentes supposées que d'autres avaient sur ce qu'ils attendaient que j'écrive, et même que je n'écrive pas, puisque l'on m'a parfois reproché en privé certain de mes textes jugés « trop légers ». Finalement, là comme ailleurs, le blog est un excellent test de sa liberté intérieure personnelle face aux autres, au qu'en-dira-t-on, aux jugements hâtifs ou même plus élaborés que les autres (qui sont toujours l'enfer...) ne cesseront jamais, au grand jamais, de proférer, puisqu'il en est ainsi depuis que le monde est monde. À plus ou moins longue échéance, le blogueur au long cours ne peut échapper à ce type de problématique, à cette confrontation que génère toute mise de soi-même sur la place publique. Au début, je fus un blogueur naïf qui venait s'amuser avec ce nouveau joujou de l'informatique et c'était plutôt grisant. C'est peu à peu que j'ai réalisé les enjeux personnels que bloguer représentaient. Et plus particulièrement à cette question de la liberté intérieure de s'exprimer sans entraves ; ce qui ne veut pas dire qu'il ne faut pas borner son champ d'expression. Ainsi, de cette borne, plutôt fondamentale à mes yeux, de l'anonymat. Pour ma part, je suis un blogueur heureux lorsque j'arrive à faire fi de l'opinion d'autrui, ce qui ne veut pas dire un désintérêt ou un manque de considération pour mon lectorat. Bien au contraire. Une chose est de tenir compte de son lectorat à partir du moment où on a imprimé une sorte de ligne de fond au blog ; autre chose est de s'aliéner à tels ou tels lecteurs/trices supposés/es, ou aux parasites aliénants que sont nos pensées chimériques sur ce que l'on croit que les autres pensent de nous et qui, la plupart du temps ne correspond en rien à la réalité ; et quand bien même... Qu'est-ce que l'on en a à foutre ! Fin (provisoire probablement !...) de cet épisode escargot...
Libellés : Réflexions

AlainX 10:02 AM
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mardi 26 juin 2007
Le temps de l'amour.
Via Valclair je lis chez Hélène ("Aimez-vous lire"), qui écrit à propos de "l'amant de Lady Chatterley", cette phrase : "Le bon partenaire est celui qui comble les failles de l'autre, et l'éveille ou le réveille à la vie, j'allais dire à l'envie... " A cette phrase, j'associerai volontiers celle de Valclair lui-même, qui écrit, à propos du film : (...) le tempo même de la relation des amants qui est tout le contraire d’un coup de foudre, un long apprivoisement. L’apprivoisement n’est pas seulement celui qui permet de conduire à la première relation sexuelle entre des personnes que les conventions sociales normalement conduisaient à ne pas se rencontrer, il se poursuit au-delà, c’est cela qui est beau surtout et magnifiquement rendu, la façon dont la sensualité s’enrichit à mesure qu’elle se charge d’une meilleure connaissance et reconnaissance des corps mais aussi de tout ce qui se construit dans une relation qui s’approfondit dans tous ses aspects et devient véritablement amoureuse. Le long apprivoisement, voilà bien quelque chose qui me rejoint. Je suis depuis toujours pour ce qui est à la mode aujourd'hui : le développement durable !... Je ne crois pas aux bienfaits de l'amour consommateur : je rencontre, je donne, je prends, je vire... En tout cas je n'ai pas trouvé d'épanouissement personnel à chaque fois que j'ai plus ou moins vécu ce style-là. Même si, dans ma manière d'en parler, je suis quelque peu caricatural... Mais si peu, en regard de ce que j'ai pu constater à l'occasion autour de moi... Je t'aimerai pour le temps qu'il me plaira... Je ne crois pas que ce soit cela qui enrichisse fondamentalement la relation amoureuse profonde. Certes, cela occupe le temps agréablement, comme un bon repas, un bon film, une bonne soirée. L'amour consommateur a ses vertus ! Mais que restera-t-il à la fin, si ce n'est des souvenirs doux-amers. Il m'arrive souvent de dire à des personnes que je ne suis pas facile à apprivoiser. J'aime autant prévenir. On confond parfois cela avec du retrait ou de la prise de distance, quand ce n'est pas avec le manque de confiance. J'ai même, je crois, « raté » quelque relation à cause de cela, probablement. Je concède aisément que l'on attende plus et plus vite de moi. Ma compagne, mes amis, et quelques rares personnes, ont, je crois, véritablement compris ce qu'il en était de ce que j'appellerai « mes fidélités ». Sans doute, à cet égard, suis-je d'un autre temps. Je suis né avant l'avènement des permissivités de tous ordres. Le slogan icône de mai 68 : *il est interdit d'interdire* ne constitue que le vague préalable du premier pas d'apprentissage vers la gestion de sa liberté personnelle en fidélité à soi-même. Pour ma part, je le compléterais volontiers ainsi : *il est interdit d'interdire... mais il est nécessaire de s'interdire soi-même*. À défaut, il n'y aura pas de "structuration du soi" possible. Tant que l'on est à se battre contre les interdits et les opinions des autres, tant que l'on est dans le plaisir par transgression, on ne s'est pas encore tourné vers la profondeur de soi pour trouver la *source-guidance* qui propose à l'intérieur de nous un chemin d'accomplissement. qui suggère ce qui est à vivre et ce à quoi il faut renoncer. Dans un monde qui vit la frénésie du "tout tout de suite", la nécessaire lenteur de l'apprivoisement n'a pas bonne presse. Aujourd'hui, le must, c'est le *speed dating*, la rencontre amoureuse rapide. Après le café instantané, l'amour instantané. Notre société a atteint des sommets dans la consommation rapide: le fast-baiz ! Certes, on peut penser que cela ne concerne qu'une minorité de personnes plus ou moins paumées dans une solitude qui s'éternise et où il faudrait enfin concrétiser quelque chose rapidement. Mais derrière cela, ce sont des tendances lourdes de notre société qui sont à l'oeuvre. Ce sentiment que, plus que jamais, l'amour est voué à l'éphémère, qu'il faut en profiter rapidement tant qu'il est là. Comme s'il s'agissait d'une offre promotionnelle, à saisir pendant qu'elle passe. Profitez-en pendant que c'est en tête de gondole. Ça ne durera pas... J'ai le sentiment que l'homme y perd beaucoup, qu'il y a même le risque qu'il y perde son âme, à s'engouffrer ainsi dans ces frénésies superficielles et éphémères ; lesquelles, de plus, prennent parfois le masque de la profondeur temporaire. On a échangé fort et profond l'espace d'une soirée, d'une semaine, d'un mois. C'était merveilleux. Et après ? Plus rien... ! Le lent apprivoisement ne comporte qu'un nombre limité d'instants extraordinaires. En tout cas, pour ma part, c'est de plus en plus ainsi que je le vis.... Question d'âge peut-être... On peut demeurer dans une jeunesse de coeur, mais la réalité des corps, de leur évolution interne, quasiment biologique, transforme et approfondi le lien par stratifications successives. On ne fait pas l'amour à 20 ans de la même manière qu'on le fait à 50 ans. Personnellement, je préfère ma manière d'aujourd'hui... - (et je constate qu'un certaine nombre de femmes de ma génération disent la même chose. les "'papy/mamy boumeurs/ses'" ont de beaux jours devant eux !) - Il y a toujours l'intensité, mais elle est comme d'une nature autre. Il y a toujours le plaisir de la jouissance, mais il s'y ajoute le bonheur d'existence. Peut-être qu'avec ma compagne nous sommes un phénomène bizarre. Mais je n'ai jamais connu (elle non plus je crois...) l'usure, la lassitude et la routine. Je ne dis pas que chaque relation intime nous a transporté à chaque fois à l'autre bout de l'univers, mais cette usure progressive que rencontrent bien des couples, nous ne l'avons pas connue. Les mauvaises langues diront... Pas encore... Mais ça viendra ! Peut-être avons-nous eu cette chance d'être l'un pour l'autre ce qu'Hélène, (citée plus haut), appelle *le bon partenaire*, parce que, avec le recul du temps, je peux dire que nous nous sommes éveillés mutuellement à la vie. La vraie. Certes, elle ne fut pas la seule personne à concourir au surgissement de cette vie-là, mais, sans elle, il me semble que l'essentiel ne se serait pas révélé. C'est cela le plus grand mystère de l'amour. Un autre qui nous révèle fondamentalement à nous-mêmes. Parce qu'à la fois il comble des failles, mais uniquement temporairement, car ensuite seul un travail personnel sur soi asséchera nos vieilles blessures ; et qu'à la fois l'autre à cette capacité de nous voir plus loin que là où nous sommes encore, par une sorte de perception intuitive de notre essentiel. Il ne revendique pas que nous devenions cela à l'instant même, il demeure simplement *un espérant* que cela se fera. D'autant plus espérant que cela s'accomplit, d'autant plus espérant que l'accomplissement fait apparaître de nouvelles réalités encore cachées jusque-là, car ce *plus loin* ne comporte aucun achèvement, il n'y a pas de "bout", pas plus que l'on peut atteindre l'horizon qui sans cesse demeure comme un appel devant soi. Et c'est alors toute la différence d'avec l'amoureux pressé... Celui qui attend un "tout tout de suite"... Car, pour son malheur, il n'y a pas de "tout" (nul ne possède personne, et la personne vivante n'a pas de "fin"), il n'y a pas de "tout de suite" (pas plus qu'en plantant tout de suite un cerisier, on ne pourra cueillir des cerises dans l'instant suivant...).

AlainX 3:35 PM
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source : Padawan

AlainX 7:55 AM
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lundi 25 juin 2007
Disparition
Régulièrement, ici, là ou ailleurs, des blogs et des sites disparaissent ou se mettent en sommeil. Il y a pas longtemps encore, Pierre en évoquait quelques-uns. C'est un sujet qui revient régulièrement et c'est compréhensible, qu'on le veuille ou non on s'attache à certains que l'on croit éternels. Mais, la disparition de Corine-F., que beaucoup d'entre vous connaissaient, ne peut laisser personne indifférent. Une âme aussi sensible, à la pensée tellement profonde marque inévitablement celui ou celle qui croise sa route. Loin de moi l'idée de critiquer sa décision aussi brutale qu'inattendue de nous quitter sans explication aucune. Corine-F. avait ouvert son site au siècle dernier. Elle fut pour moi un phare qui éclaira ma route de blogueur débutant. La pertinence de ses propos et la profondeur de sa réflexion n'était contestés par personne, si l'on se réfère à la notoriété qu'elle ne tarda pas d'acquérir. Il est vrai que ces derniers temps, sa présence sur le net se faisait plus distante. Cependant chacune de ses entrées démontrait son intelligence subtile. La rareté rendait ses propos encore plus denses. Combien de fois n'ai-je pas lu et relu les analyses qu'elle distillait sur la situation en général et elle-même en particulier. Elle savait tout à la fois prendre de la hauteur et magnifier l'insignifiant du quotidien. Récemment encore, elle nous parlait de l'indicible avec la clairvoyance de ceux qui savent ce qu'il en est des pénétrants mystères de l'existence. Ses rares intimes qui avaient reçu les confidences de sa vie, ne pouvaient se douter de cette brusque rupture particulièrement inattendue pour ne pas dire incompréhensible. Aujourd'hui, il faut s'interroger sur cette brusque disparition, signifiée de manière si laconique par ue "page erreur". On peut évidemment faire l'hypothèse qu'un malheur soit arrivé, mais certains signes qui ne trompent pas font dire qu'il n'en est rien. Ce n'est donc pas ce type de tragédie qu'il faut envisager. D'ailleurs, en raison de ses engagements et de ce que nous savons d'elle, il est évident que Corine-F., dans toute la splendeur de sa maturité, a opté pour des chemins nouveaux. Ceux qui se souviennent de certains de ses propos confirmeront mes dires. Il n'empêche, nous voici désormais à l'abandon. Corine-F., si tu lis ces lignes - et je sais bien que tu ne pourras pas t'empêcher de venir en moins jusqu'ici - saches que, quel que soit ton orientation, nos pensées les plus essentielles t'accompagnent. Tu as décidé de vivre les choses autrement que le commun des mortels. Tu as su choisir les options qu'aucun d'entre nous n'aurait eu le courage d'envisager. Tu demeureras toujours pour nous comme un modèle, que dis-je, comme une icône. Cependant, garde toi de te montrer trop téméraire. Tu connais les embûches, les pièges que certains ne manqueront pas de te tendre. N'oublie pas les paroles de sagesse que certains d'entre nous t'ont adressées. Corine-F., tu as marqué nos vies de manière radicale. Puisses-tu trouver enfin le Chemin que tu as cherché toute ta vie.

AlainX 5:59 PM
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vendredi 22 juin 2007
Temps gagné, vie perdue.
Mon rapport au temps a toujours été quelque peu compliqué. J'ai souvent été dans une sorte d'oscillation entre, d'une part, travailler vite, beaucoup et bien, être efficient ; et, d'autre part, vivre de la philosophie de type Moustaki : « Nous prendrons le temps de vivre, d'être libre, mon amour ! »...
C'est un peu antagonique. Un peu comme l'avoir et l'être. Comme s'il fallait sans cesse faire le choix de l'un ou de l'autre. Gagner du temps où vivre sa vie. C'est une banalité de dire qu'aujourd'hui nous sommes de plus en plus dans le : tout tout de suite. Au plan professionnel, je me souviens des débuts du fax, qui devait être une facilité et qui fut un véritable enchaînement à la machine. Il fallait répondre par retour, si possible même avant d'avoir lu le contenu du fax. Quoi ! Attendre 24 heures qu'un courrier arrive dans la boîte aux lettres ! Mais quelle horreur ! Ne parlons pas aujourd'hui du téléphone portable, des e-mails et messageries instantanées...
Mon peintre, enfin le patron de la petite entreprise, passe chaque jour pour voir où en sont les travaux de ses gars. Nous discutons de tel ou tel choix pour les teintes. Son portable n'arrête pas de sonner et certaines conversations s'éternisent... Je lui ai dit que je ferais mieux de l'appeler en même temps que nous parlons en face à face comme ça nous ne serions plus dérangés par son téléphone... Il a ri... jaune évidemment... Le jaune et la couleur du rire du peintre. Alors, il m'a dit qu'il avait fait un infarctus il y a quelques mois, à cause du stress, et de ce foutu téléphone qui n'arrête pas de sonner de six heures du mat à 23 heures. Je lui ai dit qu'il devrait le laisser tomber dans un de ses pots de peinture.
J'ai vécu de cette manière, où être sans cesse à la bourre donne le sentiment d'exister. Le rapport au temps est alors comme un gaz comprimé. D'ailleurs on le dit : vivre sous pression. Jusqu'à ce que cela explose. Le coeur de mon peintre a ainsi explosé.
La possession du temps, avoir du temps, en avoir, ne plus en avoir, tout cela comprime l'être et l'empêche de s'expanser. Peu à peu, dans la vie contemporaine, « le temps de vivre » tend à disparaître. L'être n'est pas rentable. Or il faut des gains de productivité. « Travailler plus pour gagner plus », mais certainement pas pour vivre mieux... Ne pas perdre une seconde, mais rentabiliser au maximum chaque instant qui passe. Le taylorisme et ses dérivés ont, pour longtemps encore, d'excellents jours devant eux, grâce notamment à tous ces systèmes informatiques qui permettent de contrôler chaque milliseconde de la vie du travailleur exploité du collaborateur managé.
L'autre jour, je voyais à la télévision une publicité pour une bouilloire électrique qui permet d'avoir de l'eau chaude instantanée qu'il n'y a plus qu'à verser dans le gobelet de plastique, sur la poudre du (faux) café de même nom. Dans mon enfance, chez ma tante à la campagne, le matin on remplissait la bouilloire d'eau froide, on la posait sur le feu de la cuisinière à charbon, on préparait les bols et les tartines dans un lent rituel ; ensuite, elle prenait le moulin à café manuel qu'elle serrait entre ses cuisses. On entendait le crissement des grains de café qui se broyaient sous les coups de manivelle. Le café moulu tombait dans un petit tiroir. J'avais le droit de le retirer, puis de verser la mouture dans la chaussette sur la cafetière, sans oublier la pincée de chicorée Leroux. Ensuite on s'asseyait en attendant que la bouilloire commence à « chanter ». Commençait alors l'autre rituel de « passer le café ». Ma tante se levait pour verser l'eau chaude dans la chaussette. Elle se rasseyait, le temps que le café passe. Puis elle se relevait, pour recommencer. En tendant l'oreille on entendait le ploc-ploc des gouttes qui tombaient dans la cafetière émaillée. Mon oncle arrivait. Dans une petite tasse en faïence qui lui venait de ses parents, il avait droit au « premier jus », plus corsé, plus aromatique. Ma tante préférait un café plus délayé, ce que mon oncle appelé du jus de chaussette !
Aujourd'hui, on déglutit très vite un expresso, un instantané, qui se prépare « tout seul » avec la cafetière électrique programmée de la veille. Ensuite, vite, vite, se précipiter dehors pour ne pas rater le train, l'autobus ou le métro, ou pour rouler vite avec son automobile, pour « passer » avant les premiers bouchons. Plus tard, on demandera à son DRH s'il est possible de suivre un stage de "gestion du stress"... Mon oncle et ma tante n'ont jamais suivi de stages de gestion du stress. Ils ont simplement vécus heureux à la campagne.
Ils ont pris le temps d'être et d'exister. Il y avait chez mon oncle cette sagesse, mi-paysanne mi-ouvrière, dont j'ai déjà parlé. Je crois que c'est par lui que j'ai commencé à recevoir ce goût pour l'être des personnes et des choses. Hélas, par la suite, j'ai subi cette inévitable compression du temps, cette accélération étouffante du soi-disant progrès. Cette survalorisation effrénée du principe : le temps c'est de l'argent. Faire plus vite. Vendre plus vite. Gagner plus vite. Mourir plus vite. Il faut que les vieux restent jeunes : question de vitesse, de capacité réactive, d'aptitude à continuer de consommer beaucoup. Car les lenteurs de mon oncle et de ma tante faisait d'eux de piètres consommateurs. Rendez-vous compte ! Ils étaient heureux en se contentant de peu... ! Quelle horreur !
Depuis que j'ai arrêté mon activité professionnelle, je suis entré dans une progressive décompression, jusqu'à ce que mon être ait pu reprendre toute sa place. Cela ne s'est pas fait d'un seul coup. De la fébrilité à la décontraction expansée il m'a fallu passer par des stades intermédiaires.
Aujourd'hui, je suis de ceux qui ont le temps. Certains pensent que ce temps dont je dispose, ils vont pouvoir l'utiliser pour eux-mêmes : « toi qui maintenant "à du temps" est-ce que tu ne pourrais pas... ? ». Et voilà ! Les exploiteurs sont toujours là ! Me voler mon temps ! Le temps dont je dispose, il faudrait que je leur donne. Ils le revendiquent quasiment. Un inactif, un oisif, un retraité, doit "donner son temps" à celui qui n'en a pas ! C'est une question de partage, de solidarité !
Mais qu'ils aillent se faire foutre bon sang !
Libellés : Au fil de l'eau

AlainX 12:04 PM
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jeudi 21 juin 2007
Christine Lagarde, est notre nouvelle Ministre de l'Economie et des Finances
Elle est née : Christine Lalouette
Lalouette Lalouette elle nous plumera...
. Libellés : Actualité politique

AlainX 11:27 AM
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Écriture et passé composé,
ou composer avec le passé.
Actuellement je n'ai pas la tranquillité habituelle de mon bureau en raison de travaux dans la maison. Je suis pourtant dans une pièce toute belle, toute refaite. De ma fenêtre j'ai vu sur un joli massif de rosiers rouges. Cette situation provisoire et relativement banale, change toutefois mon rapport à l'écriture. Je suis plus dans l'extériorité. La pièce dans laquelle je me tiens « ouvre » sur le reste de la maison. En revanche, mon bureau est à l'extrémité, au-delà du garage, et j'y suis comme dans ma tanière, loin des bruits domestiques. Mon rapport écriture/environnement est fait d'extrêmes. Soit j'ai besoin d'une grande tranquillité, voire d'isolement ; soit j'écris au milieu des bruits de la foule, comme je le faisais au temps de mon écriture à la plume, où j'aimais me rendre dans un bistrot animé près de mon lieu de travail pour y rédiger mon journal intime. Lorsque je suis dans une situation intermédiaire, comme actuellement, cela me met dans un léger malaise, un inconfort, une incertitude. Il y a alors comme un danger qui plane, celui d'être dérangé, ou plus précisément d'être surpris en train de faire de travers...
« Faire de travers » c'était bien là l'expression de ma mère : -- « qu'est-ce que tu es encore en train de faire de travers ? ! » Cette permanente suspicion sur tous mes faits et gestes. Cette enfance sous contrôle de gendarmerie domestique qui était l'ordinaire de mes jours. Or, je ne faisais rien « de travers ». C'est contre ma nature foncière. Je suis un homme qui aime la droiture et qui tente de cultiver l'honnêteté. (Même si je n'y arrive pas toujours). Cette accusation sans fondement, c'était pire que la punition lorsque je désobéissais délibérément à ses injonctions absurdes. Car, la permanence de l'accusation sournoise et fourbe, laisse entendre que je serais un enfant mauvais. Ma mère cultivait l'art de l'insinuation perfide. Elle trouvait le moyen de me mettre dans mon tort même lorsque j'agissais avec justesse. C'est la meilleure manière de provoquer une déviance de la conscience personnelle. Car la puissance maternelle s'exerce irrémédiablement sur l'enfant qui n'a pas les forces intérieures suffisantes pour résister véritablement. Il ne peut que se débattre, capituler ou somatiser. Au final il est toujours perdant. Il faut attendre les forces de l'adolescence pour que la révolte puisse enfin prendre sa place et s'exprimer de manière à ouvrir la porte vers l'âge adulte accompli. Bienheureux adolescents capables de se mett en rupture de ban !(Hélas, j'ai parfois le sentiment que bon nombre d'aujourd'hui demeurent des petits garçons/petites-filles astreints à demeurer gentils avec papa maman... Si compréhensifs et aimants, si « proches », qu'on ne peut pas leur en vouloir !!).
De cette époque noire de capitulation par somatisations affolantes et dévastatrices, je garde encore en moi des traces et des séquelles. Parfois, je me crois guéri, comme le cancéreux en rémission de longue durée. Mais le mal est si profond qu'en époque de plus grande faiblesse il resurgit irrémédiablement. Bien entendu, cela n'a plus rien à voir avec ce que fût le passé. Il n'y a plus de dévastation, de jardins florissants instantanément défoliés par le fiel acerbe que savait répandre ma mère. Mais le trouble demeure, avec lequel il me faut composer. Retrouver la sécurité au fond de moi, en prenant un certain recul avec ces ressentis ravivés, sans pour autant les nier, car les nier réouvrirait la porte aux phénomènes somatiques.
Dans cette pièce, qui n'est pas véritablement mon chez-moi (dans la maison de mon enfance, je n'avais pas non plus de « chez-moi »), je ressens cette insécurité venue du fond de mon histoire. Comme si j'allais être surpris en faute... C'est un ressenti incontournable. Je veux dire que je ne le choisis pas. En revanche, sa gestion est sous mon emprise. C'est là toute la différence. Évidemment, il s'agit de ressentis légers, je suis loin d'être au bord de l'angoisse ! Mais j'en vois cependant le retentissement dans mon corps, sous forme d'une tension dans les épaules, ce qui a pour effet de générer mon expression à ce niveau, plutôt que de me laisser descendre au fond de moi, là où est ma source, celle de mon inspiration, de ma créativité, de ma fécondité plus essentielle, celle que je souhaite privilégier actuellement, plutôt que me disperser dans l'accessoire ou le superficiel. C'est ce que j'ai appelé plus haut "mon rapport à l'écriture" et, à l'instant, je vois plus clairement la porte de sortie. Libellés : De l'intime

AlainX 10:41 AM
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mardi 19 juin 2007
Sous influenceSensation d'une forme de distance avec moi-même. Je me sens loin. Quelque chose me manque. Quelque chose que je n'arrive pas véritablement à définir. Je suis comme la vague sur la grève. Mouvement de flux qui s'étale lentement et vient mourir dans le sable. Mouvement de reflux, de retrait et qui n'est que le prémisse pour une vague nouvelle, laquelle vient de nouveau s'ensabler. Je suis dans le balancement. Comme l'enfant qui s'ennuie se balance sur sa chaise. Comme l'aliéné aussi, qui a ce même balancé, parce que privé de ses facultés essentielles, dépossédé de lui-même. C'est une forme d'occupation pour ne rien faire, ne rien faire exister. Je suis dans une sorte de sidération, sous l'influence des événements qui me marquent plus que je ne veux bien l'admettre. Je n'arrive pas détacher mon esprit ce qui est arrivé à Ioana, de l'épreuve qu'elle est contrainte d'affronter et de tenter de traverser. Je vais sans cesse régulièrement lire son site et les commentaires, incapable moi-même de laisser le moindre mot. J'ai commencé une lettre personnelle, puisqu'elle laisse son adresse et qu'elle a aussi besoin d'un soutien matériel. Je n'arrive pas à trouver les mots. Peut-être que finalement il y en a pas de possibles... Et puis, cet événement est tellement emblématique pour moi, il ramène des pans entiers de mon histoire personnelle, certes dont je suis sorti, mais dont je connais l'incroyable prix qu'il faut payer, rien que pour surnager et ensuite reprendre pied sur la terre ferme. Alors, j'aimerais tant que sur le chemin d'enfer puisse être épargné à d'autres, à tous les autres. Je véhicule moi aussi mon lot de pensées magiques, comme s'il n'y avait plus que cela à quoi se raccrocher. Finalement j'ai toujours de la difficulté à me positionner face à ce que j'appelle « le malheur du monde », d'autant plus quand son ampleur apparaît dans toute sa violence et lorsque l'impuissance à agir rend plus terrible encore la tragédie de nos destinées. Parfois, dans le journal, je m'arrête à la page des faire-part de décès. Je les lis soigneusement. Comme une nécessité lucide. Face à la mort d'une personne jeune, je m'arrête plus longuement. Je ne laisse pas vagabonder mon imaginaire. Je rejoins plutôt cette zone de silence dense au fond de moi, là où, d'une certaine manière, je me sens comme amené pour y faire le constat de mon « attachement » quasiment ontologique à l'humanité des hommes. Tous celà pourrait paraître morbide. Pour moi il n'en est rien. C'est seulement quelque part quelque chose qui a à voir avec ma dignité personnelle. Je veux dire à l'égard du propre regard que je porte sur moi et non pas ce que les autres pourraient en penser et d'ailleurs de tout cela ils en ignorent généralement. Je suis cependant confronté à une difficulté. Lorsque je me retrouve comme encerclé par ce malheur du monde, non pas imaginaire, mais bien concret, je suis alors entraîné vers un repli et une fermeture. Ou plus exactement j'ai de la difficulté à sortir de cette zone de moi comme pour « remonter à la surface » de l'ordinaire des jours. Je l'ai constaté hier, et encore ce matin dans l'échange que j'ai eu avec le patron de l'entreprise qui refait mon plafond. Ses questions me semblaient dérisoires. Elles ne l'étaient pas évidemment. Alors j'ai montré de l'agacement. Lui aussi évidemment. Lui qui fait un "effort" pour venir rapidement ("effort" relatif qui se traduira sur la facture...). C'est une petite chose sans grandes conséquences bien sûr. Mais moi qui suis toujours attentif (trop ?) à mes états et mes baromètres intérieurs, j'ai bien senti le poids qui me plombe et ma difficulté à en sortir. On dirait qu'avec l'âge mes capacités de réactivité s'émoussent... C'est quand même plus simple lorsqu'on se blinde contre tout, ou lorsque l'on fuit dans les plaisirs et les compensations... Je vais aller me manger du chocolat ! C'est cela qu'il faudrait... Un monde en chocolat ! Libellés : De l'intime

AlainX 11:36 AM
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samedi 16 juin 2007
Non ! Pas ça !
Ils sont bien dérisoires nos petits bobos, nos petits tourments à propos de pas grand-chose, lorsque l'on apprend que le malheur s'est abattu sur quelqu'un déjà bien éprouvé par de terribles épreuves. Depuis quelque temps je lis le site de Ioana, une jeune femme atteinte d'une maladie neuromusculaire, qui, hélas, évolue assez rapidement, et la paralyse progressivement et totalement. Je suis frappé par sa force de vie, sa volonté farouche de ne pas pactiser avec le découragement, la perte de moral, et aussi pour le combat qu'elle mène pour d'autres atteints de maladies comparables. Des personnes dans sa situation, j'en ai côtoyé un certain nombre, beaucoup forcent le respect. La perte d'autonomie, la dépendance de tierces personnes pour chaque acte de la vie, je sais de quoi il s'agit pour l'avoir vécue durant plusieurs années. On n'oublie pas cela, et je sais ce qu'il en coûte. Ioana, je ne saurais dire pourquoi, je lui trouve quelque chose « de plus », comme une sur-nature, comme si rien ne pouvait l'entraver dans cette énergie intérieure qui déborde d'elle, alors que son corps perd progressivement ses forces et ses capacités. Ioana avait, comment dire, un "pilier dans sa vie" : Charles Henri, son amour, son compagnon. Elle l'évoquait souvent. J'ai vu la vidéo de ce couple tirée d'une émission de télévision. Quelque chose d'intense passait entre eux. Quelque chose de l'indicible mystère de l'amour vrai, quelque chose de rare. Pourtant je n'aime guère ce genre de témoignage des émissions de télévision. (Surtout celles de Delarue...). Mais là, tout à coup, la force du témoignage prenait tout son sens. Lorsque l'on sait "donner à voir" à ce point, ce n'est pas du voyeurisme ni de l'exhibition, mais la réalité brute qui montre combien l'amour transcende tout, à quel point il est une force invincible, pour peu qu'on s'y engage vraiment. Une phrase de Ioana m'avait frappé : « je préfère que Charles Henri fasse certains soins, parce qu'il y a de l'amour dans ce qu'il fait, cela rend le soin moins pénible, ça me rassure. » Charles Henri est mort brutalement dans la nuit de vendredi. Lorsque j'ai vu le message de son auxiliaire de vie annonçant la nouvelle sur le site, je ressentis une intense douleur dans mon corps. Depuis, le malaise ne m'a pas vraiment quitté. J'ai parlé de cela dans un échange sur le net avec une amie blogueuse, ce matin. Cela m'a fait du bien. J'ai hésité à faire une entrée sur ce sujet. Par pudeur sans doute ; par respect peut-être. Puis, tout à l'heure, j'ai lu l'entrée de Céline : " la vie, cette salope", et qui commence ainsi : " Y a des ces nouvelles qui abattent, parce qu'elles ne riment à rien, parce qu'elles nous feraient renoncer à tout espoir..." Céline, qui sait aussi de quoi l'on parle, dit avec beaucoup de justesse ce que l'émotion qui me prend n'arrive pas à traduire en mots actuellement. " POURQUOI la vie a le mauvais goût de s'acharner ainsi sur ceux qui ont déjà un genou à terre" , écrit-elle encore. C'est bien cela qui est intolérable. Que chacun de nous ait à affronter des épreuves parfois lourdes à porter, je veux bien admettre que ce soit là une composante de nos destinées humaines, mais il arrive un moment où le destin s'acharne avec une telle violence, une telle injustice sur l'innocent(e), que l'on a envie de hurler. Dans une vraie communauté de destin, lorsque l'un des membres souffre, tous les autres sont également atteints. J'en viens à penser qu'il existe des communautés de souffrants. Et qu'il n'est pas possible de se barricader le coeur. Ni de fuir. Je sais qu'il sera donné à Ioana la force et le courage pour traverser une fois de plus. Parce que, lorsqu'on y croit vraiment, on fait l'expérience qu'il y a "plus que nous" en nous-mêmes. Je sais que Charles Henri lui sera redonné autrement, de l'intérieur, dans ce mystère des liens qui demeurent par-delà la mort. Parce que tout ce que nous avons créé de notre vivant à valeur d'éternité. Il n'empêche, cette intense injustice de la vie qui se montre salope, cela me reste comme un intolérable... Libellés : vie de couple

AlainX 6:05 PM
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vendredi 15 juin 2007
Retrouvailles au restaurant
Combien de temps déjà ? Six ans. Peut-être sept. Elle a toujours ses mains fines et ce corps souple. Elle a toujours ces questions qui vont à l'essentiel. Elle n'a pas perdu ce côté quelque peu précieux dans sa manière de manger. De manier la fourchette et le couteau. Je m'étais demandé de quoi nous parlerions. Je n'avais guère envie d'évoquer des souvenirs passés. Je nous préférais actuels. Comment ne pas évoquer la politique, elle qui est adjointe au maire de cette ville moyenne entre nord et est. Elle a toujours cette même acuité d'analyse, le sens de la formule qu'elle ne recherche pas mais qui lui vient spontanément. C'est juste et cela percute.
Ma compagne m'avait dit : tu vas la trouver changée. J'ai compris tu vas la trouver vieillie... En réalité, je la trouve presque plus belle encore. Les rides se sont creusées. C'est une forme d'embellissement, de maturité. Il y a sur son visage la beauté d'une vie. Les pattes d'oie autour des yeux donnent à son regard la profondeur de l'amour et l'acuité de l'intelligence. Sa bouche est strié de ridules verticales qui donnent à ses lèvres une mobilité curieuse. Il n'y a en elle aucun artifice, c'est ce qui fait toute sa beauté.
Tandis qu'elle évoque des anecdotes démontrant l'avidité de pouvoir des petits politiques locaux, toujours prêts aux grenouillages les plus incongrus, mon esprit est traversé de toutes ces publicités envahissantes concernant la (soi-disant) beauté des femmes qui doivent rester jeunes et effacer les rides par toutes sortes de procédés mystificateurs. Je pense à d'autres femmes que je connais, spécialistes du tartinage, des peelings et autres procédés coûteux, dont le visage a perdu toute grâce par déformation esthétique. Ce sont ces femmes rafistolées que l'on identifie "forcément" comme des femmes vieilles. Pauvres d'elles ! Elles croient rester jeunes, alors que sous l'artifice on devine le vieillissement installé, surtout lorsque le regard est éteint. Il faut entendre les hommes parler d'elles et de leurs ravalements de façades ratés... Si ces dames savaient comme on se fout d'elles... !
Au restaurant nous sommes trois. Elle et ma compagne sont assises en face de moi. Je regarde ma compagne, un peu plus jeune qu'elle. Évidemment ma compagne n'a plus le visage lisse de ses jeunes années. En faisant nos fameux rangements, on regardait des photos anciennes. Elle comme moi nous exclamant : « mais qu'est-ce qu'on faisait jeunes ! ». Ce n'est pas que l'on "faisait" jeunes, c'est que nous l'étions... Ma compagne dit encore : « j'étais belle quand même ! ». Je la regarde. C'est plus de la surprise que de la nostalgie que je vois. Je renchéris : « j'étais pas mal non plus ! ».
C'est terrible finalement à quel point nous avons été déformés par cet effrayant environnement publicitaire et mercantile qui vend en permanence ce mensonge, cette équation fausse : beauté = jeunesse...
En réalité, la beauté est toujours dans le regard que l'on porte, dans la manière dont on projette ce concept sur l'autre. Une femme ne peut pas "se faire belle" (un homme non plus...). Elle peut se couvrir de maquillage, d'artifices, de bijoux... Avec cette espérance d'être regardé et de séduire. Avec le souci de correspondre à des canons de beauté sociaux, culturels et éphémères. Mais « sa beauté » est entièrement vouée au regard de l'autre. Pour ma part, (mais je suis peut-être un cas...) Plus une femme est couverte d'artifices, moins je la trouve belle, ou plus précisément son maquillage fait obstacle à la possibilité d'accéder à sa personne... Et les dérobades m'ennuient...
J'aime l'éclat des peaux jeunes, j'aime l'intense vigueur des peaux ridées. J'aime la finesse des mains aux longs doigts élégants, j'aimes les taches de vieillesses sur les doigts fripés de ma belle-mère.
Finalement, c'est peut-être un effet de la vieillesse ! Plus j'avance en âge, plus j'aime toutes les femmes.... De 7(* pardon 18, sinon je vais avoir des ennuis avec les sites anti-pédophiles...*) à 77 ans ! Libellés : Au fil de l'eau

AlainX 7:37 PM
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jeudi 14 juin 2007
Pendant la mue, le mode pause.
« La maison est en train de muer ». C'est une expression qui m'est venue hier soir. Voilà plus de 30 ans que j'habite ici. Bien sûr on a fait des travaux çà et là. On a même agrandi de plus de 50 m². En ce moment, nous refaisons toute la décoration intérieure d'un bout à l'autre de cette maison. Pièce par pièce. Plus de 15 jours qu'il y a quotidiennement des ouvriers dans la maison. De là où j'écris, la pièce est comme neuve. À l'autre bout, le chantier est total. Sans dessus dessous. Il a fallu faire tomber le faux-plafond qui risquait de s'écrouler, mais on ne s'était rendu compte de rien jusque-là !
Les meubles, les dossiers, des archives, les souvenirs, tout cela se balade d'une pièce à l'autre au gré de l'avancée des travaux. Nous remplissons des sacs-poubelle de vieilles choses dont on se débarrasse, parfois avec nostalgie ou regrets. Des lettres anciennes, des photos égarées ravivent des souvenirs, des visages quasiment oubliés, mais aussi la cohorte des disparus...
J'ai passé par dessus bord des milliers de pages, des documents relatifs à ma vie professionnelle. Au fur et à mesure que je mettais tous ces dossiers dans des sacs-poubelle, selon leur contenu, j'étais habité de sentiments divers et variés. Il y avait la nostalgie de bons souvenirs, l'étonnement d'en avoir tant fait, des malaises et des douleurs ravivées lorsqu'il était question d'épisodes difficiles. J'avais parfois le sentiment d'avoir transpiré pour pas grand-chose sur des dossiers auxquels on accordait tellement d'importance, et qui en réalité n'ont jamais débouché sur rien de très valable.
J'ai regardé tous ces sacs gris. J'ai failli faire une photo. Je ne l'ai pas faite. J'ai vu partir vers la benne toute une partie de mon existence. Toutes ces années d'investissement intense, pour ne pas dire de surinvestissement. Il fallait qu'enfin tout cela se détache de moi, comme ce phénomène de la mue du serpent.
Dans cette pièce refaite à neuf où je suis provisoirement, qui fut la chambre de ma fille aînée et qui va devenir ce que l'on appelait dans le temps : "une chambre d'amis", (en réalité une sorte de petit salon bibliothèque, avec canapé-lit), j'habite la nouvelle peau de la maison... Progressivement...
Cette sensation de la mue du serpent est forte en moi. Je me suis rappelé le titre d'un livre d'Anicet Le Pors (un ancien ministre communiste du temps des années Mitterrand) : « pendant la mue le serpent est aveugle ». J'ai ce sentiment d'être vidé d'une substance ancienne. Cela est en train de se produire. Je ne me sens pas aveugle, mais « muet ». Ce n'est pas que je n'aurai plus rien à dire, mais il y a comme une sorte de temps de passage, de renouvellement par l'intérieur.
Ma maison fait peau neuve. Moi aussi. J'ai souvent dit dans mes stages que l'environnement dans lequel on se trouvait était comme un prolongement de nous-mêmes, qu'à la fois il nous pénètre (et donc nous influencent quasiment à notre insu) et qu'en même temps on l'organise et le balise comme un reflet visible de notre personnalité. Changer d'environnement ne nous change pas en tant que tel, mais nous en ouvre la possibilité. Subir un environnement défavorable ( bruit, désordre, saleté...) n'est pas sans conséquences sur la bonne santé de notre psychisme...
L'intérieur de nos maisons nous ressemble toujours plus ou moins. Les gens qui vivent dans le désordre permanent ont généralement des problématiques personnelles non résolues (l'entretien d'un foutoir chez soi permet de se justifier face à ses propres incohérences intérieures. C'est une excellente manière pour continuer à stagner !) ; les personnes psychorigides ont des intérieurs nickel chrome, du style maison témoin qui vient d'être nettoyée par la femme de ménage. Et n'oubliez pas les patins en rentrant !
J'ai toujours aimé observer les intérieurs des gens. Cela me permet de brosser à grands traits leurs fondamentaux psychiques. Bien sûr il s'agit là d'un amusement ! Car tout cela est bien plus complexe dans la réalité, c'est évident. Il n'empêche. Nos habitats nous ressemblent... Plus sérieusement, lorsque je démarchais un futur client pour des actions d'entreprises par exemple, j'observais comment était agencé son bureau, ses dossiers, sa manière de se tenir dans le fauteuil, etc. cela me permettait de mouliner mes neurones pour trouver les bons exemples concrets à lui citer en termes de problématiques. Souvent je faisais mouche ! Tant ses comportements étaient révélateur des problèmes dans lesquels il se débattait. Je n'avais plus alors qu'à apporter mes propositions sur un plateau...
Si je m'applique cela moi-même, je constate à quel point mon bureau était devenu une sorte de friche industrielle à l'abandon. Ce qui veut dire qu'une partie de moi-même était à l'abandon. Je disais que mon bureau était en désordre. C'était vrai, mais partiellement. En réalité j'en avais déserté une partie. L'expression "friche industrielle à l'abandon" convient bien. Des dossiers professionnels étaient restés empilés sur des étagères depuis des années, sans que j'y touche une seule fois.
Progressivement je fais peau neuve. Un peeling psychologique. Un environnement tout beau tout propre. Pour quelques années encore. Intenses si possible. Libellés : Au fil de l'eau

AlainX 3:52 PM
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mercredi 6 juin 2007
Et merde ! Un juge des enfants, vice-président du tribunal de Metz, a été blessé à coups de couteau par la mère d'un mineur alors qu'il confirmait dans son cabinet le placement de son fils, âgé d'un peu moins de trois ans, auprès de sa grand-mère paternelle. Réaction de la Nouvelle Droite au pouvoir : 1 = On va réformer la carte judiciaire !! J'ai entendu le même discours en 1981 quand Mitterrand s'est pointé ! Depuis : Rien !! Les élus locaux s'y opposent TOUS, de droite comme de gauche !! Et d'ailleurs ça changera quoi à la sécurisation des magistrats ! Et à la justice française, la plus pauvre d'Europe ? 2 = Sar*ko va aller serrer la louche du juge à l'Hosto !! Excellente mesure politique qui va tout résoudre ! Et voila ! La france d'après on l'a ! Apres " travailler plus pour gagner plus" voici : " gouverner plus pour déconner plus" Libellés : Rogne et grogne

AlainX 7:07 PM
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Après le marathon
Voilà un petit moment que je n'ai pas écrit ici. Ce n'est pourtant pas faute d'avoir été présent sur le net, mais j'ai consacré beaucoup de mon temps d'internaute au "marathon d'écriture". Je n'avais pas imaginé, en ouvrant ce forum, que cela aurait été aussi important pour un certain nombre de participants de se donner ce temps prolongé d'écriture. À mesure que je voyais le phénomène se dérouler au long des jours, je voyais les divers enseignements qu'il serait possible d'en tirer. En raison de ma fatigue actuelle, je n'ai pas beaucoup le courage d'écrire à ce sujet et je crains que les jours passant, mes ressentis en ce domaine ne s'estompent progressivement. Ce qui se confirme pour moi c'est l'importance de l'écrit dans le processus d'élaboration et de développement de la personne, quel que soit l'aspect, l'angle sous lequel on aborde l'écrit. Il peut s'agir de la connaissance de soi, de la construction d'une réflexion, de la recherche littéraire ou poetique, etc. Tout abandon de l'écriture entraîne une stagnation et même parfois une régression du soi. C'est d'autant plus vrai pour ceux qui ont habituellement recours à ce mode d'expression. Lorsque je pratiquais l'aide à la personne, j'invitais les personnes à faire un bilan écrit de l'entrevue qui venait de se dérouler afin d'en souligner les aspects les plus importants et les découvertes éventuellement faites. Ayant pratiqué cela pour moi-même, de ma propre initiative, lorsque je suivais une thérapie, j'avais eu le sentiment qu'en agissant ainsi j'intégrais beaucoup mieux les contenus de mes séances. C'est la raison pour laquelle, devenu moi-même aidant, je proposais cette méthode aux personnes. Je leur disais même qu'elles pouvaient m'envoyer ce petit bilan et que je répondrais par quelques mots. Une autre chose m'a frappé, mais c'est vrai aussi pour un certain nombre de blogs, c'est la différence entre ce que j'appellerai les écritures fortes et denses, et les écritures qui coulent presque sans discontinuer avec des flots plus ou moins abondants. C'est généralement assez révélateur de la personne, ou tout du moins, de son rapport aux personnes et aux choses. Depuis la personne qui « écrit comme elle parle », jusqu'à celle qui cisèle son texte, passant chaque mot au trébuchet pour trouver le plus dense où le plus lourd de sens. Je n'ai a priori pas de préférence pour l'une ou l'autre manière, j'aime surtout la diversité des expressions et l'investissement personnel que chacun y met. Je suis content que certains ont souligné les profits de la contrainte de rigueur en ce qui concerne l'écriture en continu. Je suis bien entendu persuadé de cela pour assurer une progression et un perfectionnement. C'est pour moi une évidence absolue en ce qui concerne la connaissance de soi (pour rester dans mon domaine...). Toute démarche introspective demande une grande rigueur. Il ne suffit pas d'aller bavarder pendant des heures et des années chez un psy pour que cela change quoi que ce soit à nos fonctionnements internes, si l'on n'adopte pas une méthode de travail sur soi, avec quelqu'un de compétent, qui ne se contente pas de se taire, (généralement parce qu'il ne sait pas quoi dire... Ou qui n'écoute plus depuis bien longtemps...), et d'empocher les euros à la fin de la séance. Je ne crois absolument pas dans l'efficacité durable de ce que l'on appelle : « les thérapies brèves ». C'est seulement une adaptation économique en monde d'aujourd'hui, celui du "tout tout de suite", de l'immédiateté, du tartinage de surface, de la psychologisation ambiante. Un réel travail sur soi demande un minimum de 10 ans. Désolé ! C'est ainsi ! Raison de plus pour ne pas tarder à commencer... J'ai eu cette chance de commencer tôt. Si je peux parler de « chance », puisque j'étais particulièrement délabré... Merci papa ! Merci maman ! Merci les virus et les maladies !... Bon !... Je m'égare... Je vais finir par critiquer mes ex-collègues... Disons plutôt ceux qui croient pouvoir poser une plaque sur leur porte après avoir fait une petite formation minable de trois semaines... J'évoque cela, parce que le marathon, m'a rappelé certaines sessions de formation intensive que j'ai pu animer au cours de ma vie professionnelle. Chacun finissait par atteindre un moment sommet où il se passait « vraiment quelque chose ». Rassurez-vous ! (Si besoin est...), personne n'entrait en transe, ne voyait des éléphants roses, ni ne jouait au derviche tourneur... Simplement, il se passait cette expérience d'un avant et d'un après, sous forme d'émergence. Un peu comme un volcan sortant des flots et qui ne retourne pas sous les océans une fois sorti. Et encore... Ma métaphore est trop forte. La plupart du temps cela ne faisait guère de bruit, ni d'esbroufe. Il s'agissait de transformations internes, d'éclosion ou de cicatrisation, et dès lors, on sait bien que cela ne sera plus comme avant. Pour ce qui est de mon propre marathon, j'ai aimé renouer avec cette pratique dont j'avais fait l'une ou l'autre fois l'expérience il y a quelques années. Certains ont souligné que mon écriture était différente de celle de ce blog. J'ai cru percevoir que l'on disait que je me livrais plus, ou que j'en disais plus sur moi. Peut-être... Je n'ai pas eu vraiment ce sentiment. Je garde en moi le souvenir que certaines de mes entrées ici ont été bien plus forte, bien plus denses, et bien plus engageantes à mes yeux. C'est probablement pour cette raison d'ailleurs que j'ai rendu inaccessibles la plupart de mes textes, en supprimant mes archives. À mon avis, le forum a, de ce point de vue, une sorte d'effet amplificateur. Il s'agit d'un espace clos (en tout cas il en donne le sentiment... Même s'il est ouvert à tous les vents de la blogosphère, encore faut-il y entrer, visiter les diverses salles, prendre le temps de lire des heures d'écriture des autres), espace clos dans lequel se retrouvent d'autres personnes qui ont elles-mêmes décider de "marathonner", et donc il y a probablement chez le marathonien, écrivant et lecteur, une réceptivité plus grande qu'à l'ordinaire. Dans l'ordinaire des jours, on va de blog en blog, sautillant d'un point à un autre d'un clic de souris, lisant avec plus ou moins d'attention, parfois une ligne sur deux, parfois quelques phrases, puis on saute ailleurs... Il y a tellement de blogs a visiter ! Lorsque l'on est pris par la dynamique du marathon, on se retrouve beaucoup plus sensible, plus à découvert de soi-même, et donc en même temps plus réceptif, plus à même d'absorber en soi les propos des autres et d'y vibrer de façon plus intense. Enfin... C'est la petite analyse que j'en fais... Je ne sais pas qu'elle peut en être la valeur. Je terminerai en remerciant tout ceux qui ont participé. Je crois que ce fut une belle expérience où chacun a pu retirer des profits personnels. Je formule des remerciements, parce que c'est l'engagement de chacun qui a pu générer ces interactions bénéfiques. C'est parce que chacun s'engage (et ne se contente pas d'être spectateur passif) que cela peut fonctionner. Et surtout que cela semble faire du bien à chacun... Libellés : Au fil de l'eau

AlainX 10:51 AM
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