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AlainX

 

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jeudi 31 août 2006

 
Rentrée


Alors bon, me voilà de retour après un mois de vacances particulièrement réussies et détendantes. Un mois de sevrage complet avec la planète Internet. Qu'est-ce que ça fait du bien ! Je me suis même demandé si j'allais revenir sur ce blog. Et voilà que j'y reviens...

Durant les vacances, 19 août j'ai écrit ceci :

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19 août 2006

Le long du littoral il fait beau. Nous bénéficions du microclimat de la côte. J'entends qu'il fait mauvais un peu partout, ici ce n'est pas le cas. Chaque jour il y a du soleil et la mer est délicieusement bonne.
Je n'ai pas poursuivi mes petites chroniques d'été ; je me suis plutôt remis à mon « essai sur le bonheur » et j'ai bien avancé en ce domaine, écrivant chaque matin en regardant la mer. J'aime beaucoup la contempler le matin, d'abord la lumière est merveilleuse et la plage est généralement déserte. De toute façon, là où nous sommes, ce n'est pas un nid à touristes, et c'est tant mieux ! Il y a énormément de mouettes posées sur le sable, escadrille de volatiles prêtes pour le décollage. Elles sont là immobiles pendant des heures et c'est comme une fascination. De temps à autre un promeneur matinal les fait s'envoler, mais elles reviennent invariablement se poser, toutes tournées dans le même sens, jusqu'à ce qu'un improbable chef d'escadrille vienne donner l'ordre du départ et elle s'envolent toutes ensemble pour ne revenir que le lendemain.

Internet ne me manque pas, j'ai le sentiment de m'en sentir éloigné. En même temps je pense que je serais heureux de retrouver mon espace de publications ainsi que quelques contacts plus personnels et certains sites que j'affectionne. Ce que je réalise c'est que je passe trop de temps sur le net à parcourir des blogs et divers sites, au détriment de ma « production d'écriture ». Ici, avec la discipline que je me suis donnée d'écrire chaque matin, j'ai beaucoup avancé dans mon « essai ». J'en suis à 23 items identifiés, dont 15 à 18 largement rédigés. J'ai lu quelques passages à ma compagne qui a trouvé cela assez intéressant et m'a formulé quelques remarques.
Étant donné que je mèle des réflexions théoriques et des éléments de vécu personnel, cela m'a apporté quelques découvertes que je qualifierais de collatérales par rapport à la relation à ma mère. Comme quoi on n'a jamais fait le tour de la découverte de soi. Ce n'est pas que je croyais ne plus rien pouvoir apprendre, mais là j'ai affiné certains points, en particulier quant à l'obsolue distance qui a toujours existé entre elle et moi. (comment ai-je pu sortir d'un tel ventre ?!). Je me suis souvent interrogé sur les raisons profondes de celle-ci sans jamais arriver à des réponses pleinement satisfaisantes. En effet, il n'y avait pas que la distance due à la mauvaise relation qui s'était installée, ni aux résidus de séquelles de celle-ci. Je pressentais qu'il y avait autre chose que je ne cernais pas, mais rien ne venait en réponse. Dans ces cas-là on sait bien qu'il faut attendre... C'est sans doute là la chose la plus difficile dans le travail sur soi, l'ascèse de l'attente d'un éclat de lumière. Parfois l'attente dure des années... Et donc la tentation est grande de "l'explicitation fausse" que l'on se donne à soi-même plutôt que d'attendre "la lumière intérieure". Alors on s'enferme dans ce "faux-réel" et le cheminement personnel est entravé pour longtemps. Combien ai-je vu de cas de ce genre ! Surtout quand un thérapeute incompétent a cru bon de valider la fausse route du haut de son pouvoir dérisoire !

Je me suis demandé si ce travail sur cet essai m'avait rendu plus heureux ! Je répondrai oui et non.
Oui, parce que cela m'a beaucoup plu et apporté de la satisfaction intellectuelle.
Non, parce que c'est encore largement inachevé et je suis encore dans les douleurs de la créativité et celles de la rigueur de composition. Je réalise qu'il y a encore un long parcours si je veux aboutir à une mouture présentable à l'extérieur. Pour l'instant tout cela n'est encore qu'un premier jet. Si j'ai déjà effectué quelques corrections, tant de style que sur le fond, il reste à parcourir bien des kilomètres d'écriture et de réécriture probablement. Avec la rentrée, je risque de remettre tout cela à plus tard. Voilà pourquoi j'aimerais avancer encore pendant mon séjour ici. Ce n'est pas que je manque de matière et de choses à dire. Je crois même que je serais capable d'écrire des journées entières... Cependant, ce sont les vacances, et ma compagne souhaite évidemment que je ne m'enferme pas ! (Moi non plus d'ailleurs) Aussi les fins de matinée et les aprem' nous sortons ! Petits restos, plage, balades, expos, et surtout a-é-ra-tion !!

À la rentrée, il faudra que j'arrive à me discipliner et maintenir mon rythme de productivité ! Ce n'est pas gagné d'avance... Il faudra que je me trouve des motivations et celles que j'ai actuellement ne sont pas forcément positives, ainsi de ce sentiment d'une certaine urgence qui parfois m'habite comme si je devais disparaître demain. Autre chose serait de considérer l'éventuelle utilité d'un tel écrit. Or je n'en suis pas persuadé. J'écris plus par plaisir effectif et intellectuel. Autrement dit j'écris pour moi - même si je m'adresse un public potentiel - avec un certain narcissisme, me disant qu'importe si cela n'est jamais lu par personne. Lorsque je pense ainsi ce n'est pas avec amertume mais plutôt une forme de passivité.
Soyons clair, il me manque un coatch ! Il faut que je me trouve une compétence extérieure. Un professionnel qui m'apporterait un regard objectif et impartial et qui serait en dehors de mon réseau relationnel habituel. Question : vais-je poser des actes dans ce sens ?

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Pour aujourd'hui, cela suffira comme entrée....



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