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AlainX

 

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lundi 24 avril 2006

 
La classe !

Je viens d'aller voir mon classement thématique dans EStat (j'avais jamais cliqué sur cet endroit...) bon, j'ai pas tout compris, (de toutes façons je comprends rien à tous ces termes barbares !!) mais je suis dans le thème "air du temps", à la 158° place.
Bon, ça en s'en fout, mais je suis coincé entre un site de collection artisanale de vetements pour enfant, et un site de cul !
Ca veut dire quoi ça ???



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Les leaders d'opinion


Vous connaissez les 15 leaders d'opinion de la blogosphère française ?
Ceux qui pensent comme vous, mais à votre place ?

"Le Monde" les a trouvés pour vous : (article récent)

Tristan Nitot - Le blog : Standblog
La Blogothèque - Le blog : La Blogothèque
Pierre Assouline - Le blog : La République des livres
Philippe Bilger - Le blog : Justice au singulier
Maître Eolas - Le blog : Journal d'un avocat
Versac auteur anonyme - Le blog : Versac
Jean-Michel Billaut - Le blog : Jean-Michel Billaut
Bernard Salanié - Le blog : L'économie sans tabou
Etienne Chouard - Le blog : L'arc-en-ciel
Jean Véronis - Le blog : Technologies du langage
Pascale Weeks - Le blog : C'est moi qui l'ai fait !
Loïc Le Meur - Le blog : Loïc Le Meur
Roland Piquepaille - Le blog : Emerging Technology
Laurent Gloaguen - Le blog : Embruns
Pierre Bilger - Le blog : Blog%2

Vous n'avez rien remarqué ?

Il y a 14 mecs, et une seule nana... pour ses recettes de cuisines...

J'adore voir combien la Société avance à grands pas depuis des siècles quant à la place de la Femme ...

Courage mesdames, la prochaine fois on ajoutera une femme en 16° place : une spécialiste du recyclage écologique des couches-culottes pour mieux essuyer la vaiselle.

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dimanche 23 avril 2006

 
Il y a 4 ans... encore....

Le 4 avril 2002, sur un ancien blog que j'avais à l'époque, j'écrivais ceci, à propos du titre "J'en rêve encore"
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Je ne sais pas pourquoi j’ai appelé cet endroit « j’en rêve encore »..... Pourtant ce nom s’est imposé comme naturellement. Il me faut réfléchir à ça...


J’ai longtemps considéré que la vie était une permanente progression, un constant développement, comme l’arbre ne cesse de croître. J’ai été un « espérant » plus qu’un désabusé. Pourtant mon parcours personnel ne m’a pas épargné les difficultés, les accidents de parcours, les impasses, les déceptions. Mon enfance ne fut ni rose ni dorée. J’ai, comme on dit, « acquis une certaine expérience de la vie ». J’ai reçu des coups, des zones de ma personne ont été blessées, certaines plaies ont cicatrisé, d’autres saignent encore... Un jour peut être je parlerai de « tout ça »... Peu à peu une distance s’est faite en moi entre mes enthousiasmes de « changer le monde » et le principe de réalité qui fait que ma sphère effective d’acteur du changement est bien petite sur cette immense planète des hommes. De plus, encore faut-il que j’en sois un réel protagoniste !Je me suis engagé dans bien des combats ! A commencer par ce combat sur moi-même pour retrouver une place sociale active qui donne sens à l’existence, après le grave accident de santé de ma jeunesse et les séquelles qui en restent encore aujourd’hui.


Mais, sans cesse sur plusieurs champs de bataille, le combattant s’épuise, les armes s’émoussent, les enjeux deviennent flous. Lentement, sournoisement aussi, l’ardeur diminue, l’enthousiasme s’émousse, la fougue s’affaiblit. Pourtant je ne fus jamais un déserteur. Je suis plutôt un persévérant, voire un acharné. Un « chiant » à mes heures. Un empêcheur de somnoler-en-rond, en même temps qu’un homme sensible et bon, patient et compréhensif, ce qui, même à mes yeux, n’apparaît parfois comme contradictoire avec cette fougue qui m’anima longtemps.


Je m’aperçois que je conjugue à la fois au présent et au passé. Et mon titre « j’en rêve encore » évoque plutôt un regard vers l’avenir.
Je suis donc à l’entrée d’un tournant de ma vie. C’est sans doute pour cela que j’ai commencé ce journal sur le Web. Pour y trouver la suite de la route. Le nouveau chemin qui me conduira vers l’ultime sommet, avant la dernière descente.


J’en rêve encore....Oui, c’est vrai. je rêve encore à toutes mes utopies. Celles de ma génération. Celles que je me suis fixées comme but. Celles que j’ai réalisées. Celles qui étaient des conneries. Celles qui semblent encore des conneries mais auxquelles je rêve toujours. Celles que je vais m’inventer. Celles qui vont me redonner de l’élan. Celles qui vont me soulever de terre. Celles que je désirerai communiquer encore et toujours, comme je l’ai fait durant toutes ces années d’interventions dans des groupes, de conférences, de débats, d’affrontements, de combats autour d’une bière dans ces bistrots enfumés, ou une coupe de champagne à la main dans ces réceptions officiellement mondaines et dérisoires.


Où sont aujourd’hui mes compagnons de rêveries ? Où sont ceux et celles qui espèrent encore aux espaces des possibles. Aux folies transformantes.
Hou hou ! Etes vous encore là ?
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Avec le recul je me trouve audacieux d'avoir ainsi commencé mon petit séjour sur le Wèbe !
J'avais totalement oublié ces propos. C'est curieux, j'ai le sentiment d'un texte "jeune"... En quatre ans, je me suis approfondi. Sans doute le fait de ne plus être "dans l'action frénétique" du quotidien professionnel qui, alors, finissait de m'user.
Que dois-je faire à présent ?
De tout ça...
"ça" ce sont des centaines de pages... Certes il y a des choses sans interet, il y a des choses publiées professionellement, et celles-là je vais m'en séparer. Mais il y a tout ce que j'ai écrit depuis tant et tant d'années... Là aussi le tri est à faire, entre ce qui a relevé du "travail sur soi strict" et qu'il me faut bruler à présent, et .... tout le reste...

Ai-je envie de laisser "une trace" par une sorte d'orgueil ?
Ai-je quelque chose à dire et/ou transmettre, qui puisse servir à quelqu'un un jour ?
Bah ! Tout n'a-t-il pas déjà été dit par d'autres et bien mieux !
Et puis je crois fondamentalement aux fruits d'une recherche personnelle...
Donner ses fruits à manger ne fait pas que l'autre devienne un bon arbre !

Cependant, si moi-même je n'avais pas reçu d'autres... serais-je aujourd'hui qui je suis ? (je pense en particulier à mon maitre à penser, mais aussi à bien des lectures et des rencontres ....).

Il me faut ajouter que transmettre a été quand même un fondement de ma vie... ou plutôt "éveiller l'autre à lui-même", baliser un minimum le chemin du possible. J'étais moi-même tellement perdu ! .."avant"...
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mercredi 19 avril 2006

 


4 ans déjà ....

Que ce blog se remplit
de mes élucubrations
diverses et variées...



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jeudi 13 avril 2006

 




Ce blog passe en mode pause
pour quelques temps.
Besoin de vacances...





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mercredi 12 avril 2006

 
Je consomme, tu consommes

J'ai toujours vécu une hostilité fondamentale à la société de consommation et au système capitaliste, même si j'en profite de fait comme tout un chacun et que la possession de certains biens matériels peut procurer un indéniable confort de vie. Je ne porte pas les derniers vêtements à la mode (rassurez-vous je n'ai plus de chemise au col pelle à tarte des années 70), je n'achète pas le dernier machin en vogue, j'ai un téléphone portable basique qui ne fait ni caméra, ni grille-pain. Je déteste les grandes surfaces et les galeries marchandes.
Je ne suis pas non plus un adepte du retour à la nature, ni a une forme de pauvreté bourgeoise à l'image de mes copains de 1968, qui partaient garder des moutons sur le Larzac. Cela me faisait bien rire.
Par ailleurs, j'ai bien gagné ma vie, je suis à l'abri du besoin et je vis dans une certaine aisance. Mon principal luxe étant ma maison au calme avec un grand jardin. Je dois être identifié sur les tablettes des marchands comme CSP+
Compte tenu de ma santé je sais que mes économies serviront à pallier ma dépendance physique dans les prochaines années. Je ne serais pas un de ces retraités pétant la forme sur les couvertures des magazines et tentant de se faire passer pour jeune alors qu'il est vieux. À ce vieillissement du corps prématuré je suis préparé depuis ma jeunesse. C'est programmé. Et s'il m'arrive de le craindre, je ne le redoute pas. D'ailleurs, la dépendance physique pour la vie quotidienne, je l'ai connue pendant plusieurs années et à l'époque je n'avais pas vingt ans.


Mais pour en revenir à la société de consommation, ce qui me dégoûte c'est sa philosophie fondamentale qui nous influence chaque jour : « possédez et consommez. Ressemblez à tout le monde et vous serez ... heureux ! ... Libres !... Beaux !... Forts !... Considérés !... » Et la liste pourrait être longue des qualificatifs flatteurs et des promesses pour gogos.
Il serait vain de dire et de penser que l'on n'est pas dupe. On est en réalité totalement imbibé. Combien de personnes disent qu'elles se sentent mieux d'avoir changé de coiffure, de porter le dernier vêtement en vogue, de s'asperger de tel parfum. Le bonheur par la senteur... Mais surtout le bonheur par la dépendance à la consommation. C'est bien connu, il faut créer le besoin, convaincre qu'il est indispensable à la vie (mais comment peut-on encore vivre sans home-cinéma !...) Et persuader les acheteurs que nous sommes qu'on est le roi des cons si l'on n'a pas encore son lecteur MP3.
Regardez comment bien des pubs sont conçues sur le concept d'imbécillité de la consommatrice qui ne l'utilise pas encore. « Comment, maman, tu n'utilises pas encore SenteurDeChiotte pour ta vaisselle ?! ; mais qu'elle conne tu es maman ! » Et ça fonctionne parfaitement.
En ce moment je m'amuse à observer tous ces gens qui changent de lunettes parce que la mode n'est plus aux montures invisibles, mais aux lunettes carrées à grosses branches colorées. Ah bon ? Vous aussi vous venez de changer ?

Du côté des hommes, le macho viril avec sa grosse auto et son levier de changement de vitesse entre les cuisses a encore bien de l'avenir, malgré la montée en puissance du papa-gnangnan mais si touchant lorsqu'il explique à ses enfants le sens profond de l'existence que l'on trouvera dissimulé au fond du pot de yaourt.

Pourtant, le bonheur d'être est totalement à l'inverse de cela. Il n'est pas dans l'argent, il est dans la gratuité, il n'est pas dans la possession, il est dans le don. Le principe de consommation est une prostitution de l'âme. C'est la même chose en effet que si l'on veut monnayer l'Amour. Mais cette démarche-là a tellement été inscrite dans nos têtes, parfois dès la plus jeune enfance (« si tu es sage je t'aime » ; « si tu travailles bien à l'école tu auras un vélo »), que nous finissons par la considérer comme normale.

Cependant, toute notre économie est fondée sur LA Croissance par la consommation qui est censée nous conduire vers des jours plus radieux. L'Indice du Taux de Croissance et le Dieu moderne par excellence. Certes, je ne le vais pas nier que nous avons vécu une amélioration généralisée des conditions de vie depuis l'après-guerre, encore qu'il y eut bien des inégalités flagrantes et révoltantes ; mais on avait le sentiment d'aller vers une société meilleure par un bien-être matériel, par le progrès des sciences et des techniques ; tout cela devant amener l'apparition d'une société nouvelle, plus humaine, ouvrant à la culture, aux loisirs, enfin bref, le paradis perdu semblait à portée de main.

Tant que ce projet utopique était porteur de sens, il mobilisait la troupe des travailleurs. Et puis, il y avait le remue-ménage des « masses populaires » qui, à coups de grèves et de coupures de courant, nous apportaient régulièrement de nouveaux « avantages acquis » qui rendaient palpable les prémices paradisiaques.
Et puis il a fallu déchanter. Le diable en personne est apparu : il s'appelait La Crise...

Aujourd'hui, j'ai le sentiment que nous sommes dans un paradoxe. Plus personne, sérieusement, ne croit au retour du paradis perdu. Au contraire, les jeunes ont le sentiment que demain sera plus dur pour eux qu'aujourd'hui. Et cependant, paradoxe des paradoxes, nous ne changeons absolument rien. Au contraire, nous allons accentuer le libéralisme économique et poursuivre le développement du capitalisme le plus effréné. Croissance, rentabilité, gain de productivité, guerre économique, OPA hostiles, capitalisation maximale, superprofits, etc. tels sont désormais les uniques objectifs. Plus question de rêver, plus question d'un avenir radieux. Tu seras agent-de-production-consommateur mon fils !

L'autre soir, j'ai été invité à un dîner-débat, avec quelques figures du patronat local et quelques têtes pensantes. Je me suis retrouvé à table à côté du conférencier (un jeune prof atypique d'une école de commerce, au discours passionnant) et en face de moi un PDG autodidacte d'une PME d'une centaine de personnes, dans un créneau pointu de haute technologie. Il fut question de la question du sens pour fédérer les collaborateurs de l'entreprise. J'ai posé beaucoup de questions sur l'articulation entre Sens-de-SA-vie et sens de LA-vie-en-entreprise. Je ne peux pas reprendre ici tout ce qui s'est dit, je fus frappé par l'intéressante analyse de ce prof signalant combien il y avait un retour de la recherche du sens de SA vie chez beaucoup d'étudiants qui finalement, parce qu'ils ont été toujours brillants, n'ont pas eu d'autre choix que de se retrouver dans cette formation des élites. Or il n'est pas évident que cela fasse sens pour eux, en sorte qu'un certain nombre d'entre eux envisagent de changer de filière, tandis que d'autres se ferment les oreilles à ces questions, préférant foncer tête baissée dans ce chemin royal de la réussite sociale qu'on leur promet.

Le PDG autodidacte, la cinquantaine bien sonnée, fut intéressant, il n'est pas bardé de diplômes et mise beaucoup sur les facteurs humains. (Au passage il était anti-CPE). Il y a un charisme évident. Le prof et moi-même sommes entrés dans une sorte de complicité et avons voulu le pousser dans l'analyse de ses pratiques managériales. En réalité il avait de la difficulté à le faire. Il donnait des exemples concrets mais n'en tirait pas suffisamment d'enseignements modélisables. Cela lui semblait superflu. Comme beaucoup d'autodidactes il se vivait l'homme-orchestre et tout reposait sur lui. Je vis alors le prof manoeuvrer habilement (car il est aussi intervenant en libéral) pour quasiment l'amener à conclure d'un rendez-vous. Il n'aura pas perdu sa soirée... Je devrai réclamer 10 % des honoraires, car j'ai abondé dans son sens... *sourire*

Une fois de plus je me laisse aller un peu dans tous les sens.
La suite au prochain numéro...



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lundi 10 avril 2006

 
La dynamique du couple (suite)
en réponse à un commentaire


J'aime bien ces propos de Loule, qui commente mon entrée : « la dynamique du couple ». C'est pourquoi je reprends ici pour y répondre ce commentaire qui risque de se perdre sinon.
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Alain, combien j'apprécie votre propos qui me fait echo. C'est une phrase que je n'ai pas osé dire souvent " tu me manques" et en vous lisant je retrouve une douceur à vivre. Je continue à me poser cette question, pourquoi les couples sont ils aujourd'hui si fragiles?
J'aime les chansons bêtes et les films d'amour. Un jour j'ai entendu, Nathalie BAYE, je crois, qui martelait sa certitude " on ne s'aime pas tout le temps mais on s'aime pour toujours". Si cette certitude de grandir ensemble et cette indulgence n'existe plus, quelles expériences pouvons nous entreprendre? Ou bien on exige de l'autre qu'il soit monstrueusement parfait vraiment, comme dans un monde de pub,... on sait bien en théorie que cela est impossible, pourquoi cela se fait?
en ce genre de circonstances, j'avais une amie achement intelligente, achement balaise qui me disait pour me remonter le moral " enfin Loule, recentre toi sur toi". On ne peut faire l'économie d'un travail sur soi certes, mais l'histoire du petit Prince me vient à l'esprit. Après s'être bien baladé sur d'autres planètes, il s'est souvenu de sa rose qui lui manquait, loin il l'avait reconnu comme unique et il s'en sentait responsable (souligné). Je ne sais si cela a un rapport, vous me direz.

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La phrase citée de Nathalie Baye est très juste. Comme dit Loule, il faut avoir cette certitude de grandir ensemble. Je dirais à la fois la certitude chevillée à l'âme ; et la volonté, parfois farouche, de désirer durer ensemble, quoi qu'il arrive. Mais c'est excessivement ringard de penser cela aujourd'hui. Nous sommes entrés dans l'éphémère consommation. Cela ne peut qu'avoir (très insidieusement) le même retentissement sur le couple, sur la conception que l'on s'en fait. Le couple : un bien de consommation pour le temps qu'il nous plaira, ou qu'il me plaire à moi seul qui déciderai de quitter le premier. Tout cela bien évidemment au nom de l'authenticité dans le meilleur des cas, au nom de l'hédonisme la plupart du temps. Quelle erreur !


En effet, c'est le Petit Prince qui détient la solution, ce n'est pas pour rien Loule qu'il te vient à l'esprit. Car son voyage dans les autres planètes symbolise pour moi ce voyage initiatique à l'intérieur de soi (le travail sur soi) dont l'objet essentiel n'est pas de guérir des traumatismes d'enfance, cela n'est qu'un passage obligé ; mais dont l'objet essentiel est la découverte du moi profond, du moi originel, qui est cette dynamique fondamentale de vie, ce potentiel extraordinaire sur lequel nous dormons sans le savoir tant qu'on ne l'a pas découvert au fond de soi. Et c'est alors, - parfois alors seulement -, qu'on découvre que ce qui manque fondamentalement, c'est sa rose à soi, celle que l'on avait apprivoisée et qui nous avait apprivoisé et qu'on avait laissé se flétrir en soi-même, dans le marasme terrible de la quotidienneté désespérante, de nos petites incapacités à supporter l'autre dans ce qui nous déplaît en lui, de notre terrible exigence à le vouloir absolument conforme à nos désirs, égoïstes et consommateurs que nous sommes.

Certains trouveront certainement que mon discours a des allures moralisatrices. (Non, non, je ne citerai personne !). Mais mon discours est plutôt une exhortation à se laisser entrer dans le chemin du vrai bonheur à deux. Celui que chacun recherche dans son couple, mais au lieu de le rechercher vraiment, il le revendique à cor et à cri, ce qui est une erreur fondamentale, et faute de l’obtenir, s’en va déçu. Le Petit Prince est parti visiter les planètes (se visiter lui-même) avec cette déception de l’échec au cœur. Mais à la fin, il retourne vers sa rose parce qu'il meurt à lui-même, à une partie de lui-même, parce qu'il se débarrasse de sa vieille peau égoïste pour s'ouvrir à l'infinie différence de sa propre richesse et de la richesse de sa rose. C'est vers le bonheur qu'il part.

Cela n'a donc strictement rien à voir avec les couples qui restent ensemble par résignation, par passivité, par intérêts matériels, et autres justifications tristes. Ces arbres morts cachent la forêt vivante du bonheur à retrouver au sein de la vie à deux. (Je ne suis pas ici dans la théorie, mais dans l'observation de ma pratique chez certains couples qui ont emprunté cette voie étroite et ont retrouvé, certes, parfois en traversant bien des souffrances, le chemin de bonheur et d'accomplissement de leurs rêves des débuts). L'amour vrai est bien plus puissant que ce que l'on imagine trop souvent. Mais ces couples-là ne font pas dans le prime-time TV !

Évidemment, il reste la question de la rose, va-t-il/elle accepter ce retour ? Va-t-il/elle accepter de faire aussi sa part ? Je ne le sais pas... Je sais une seule chose : je peux faire la mienne, toute la mienne. Alors, parfois, tout change ! L’espace des possibles se rouvre.






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samedi 8 avril 2006

 
Un petit texte pour une matinée pluvieuse
Histoire de refaire le Monde !

Publié dans mes
"écrits divers"
que je ferais mieux à l'occasion d'augmenter de mes fonds de tiroirs....
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vendredi 7 avril 2006

 
SOLIDARITééééééééé

Françaises, francais ! (non ça c'était De Gaulle)
Mes chers compatriotes ! (non ça c'est Chirac)

Mes chers étudiants qui n'avaient rien compris : (non ça c'est Villepin)
Racailles ! Racailles ! (non ça c'est Sarko)

Roturiers, roturières ! (non ça c'est Le Vicomte De Villiers)

Français de souche, bonnes françaises ! (non ça c'est Le Borgne)

Chère France qui pense mon programme à ma place ! (non ça c'est Ségolène Royal)

Enfin bref !
Sauvons Ségolène (l'autre, la vraie !) des griffes des affreux révolutionnaires !


ATTENTION !
Mérite un large détour !
Ne cliquez sur le lien ci-dessous sous aucun prétexte !
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mercredi 5 avril 2006

 
La dynamique du couple

"Pourquoi faut-il attendre d'expérimenter le manque pour donner toute leur valeur aux êtres ? "

Tristana pose cette question dans une entrée récente. J’espère ne pas la trahir, mais je pense qu’elle parle du manque que provoque l’absence. Pour ma part j’évoquerai aussi « le manque » en tant que tel.

Certes, l’absence de l’autre, l’absence de sa présence nous fait parfois réaliser à quel point il a, (où « il avait » en cas de décès), de la valeur et du prix à nos yeux. C’est qu’alors on se retrouve à distance de lui, ce qui permet de porter un regard différent sur sa personne. Or, dans la relation quotidienne, on perd souvent cette « bonne distance » nécessaire à une relation réussie. Soit on colle à l’autre, et c’est toute la problématique de la relation fusionnelle, soit on est trop distant parce que la juste proximité est devenue source de conflits et de souffrances.

Dans les deux cas effectivement on ne voit pas la valeur de l’autre. Dans la fusion on est à la recherche d’une sorte de « valeur commune » : magma informe et visqueux où chacun a perdu son identité au profit d’un soi-disant ‘nous’, qui au demeurant n’a guère de consistance.

Dans la prise de distance qui s’origine dans les difficultés et les souffrances, tout se polarise sur cette problématique, l’autre, que l’on disait aimer, devient quasiment un adversaire pour ne pas dire un ennemi, puisqu’il nous fait souffrir ou ne satisfait plus nos besoins et nos aspirations. Dans d’autres cas, c’est la distanciation par usure qui s’installe. L’autre nous devient indifférent. La femme est devenue un objet utilitaire (par exemple : elle fait la cuisine, s’occupe des gosses et du ménage, et rapportent quelques euros de son travail précaire) ; l’homme est réduit à un agent de production que l’on supporte parce qu’il remplit le compte en banque. Dans tous les cas la relation amoureuse et rangée au rayon : archivage du vieux souvenirs. Par application du principe de précaution, bien des couples restent dans cet état de résignation, au nom d’un réalisme mal compris.

Ceux qui veulent « en sortir » quittent le couple, avec le cortège de souffrances ajoutées. D’autre entreprennent un travail de type « thérapie de couple » (sauvagement ! ou guidé par un professionnel !).

C’est ici que je voudrais évoquer « le manque » en tant que tel. Je crois que pour qu’une relation grandisse et se construise dans une unité non fusionnelle mais par complémentarité, il faut qu’y soit ressenti « le manque » (qui n’a rien à voir avec la carence affective, bien qu’il soit souvent confondu avec elle. Je voudrais insister là-dessus, tant la confusion est généralement IMMENSE !). Or, la plupart des couples sont à la recherche du comblement, c’est-à-dire d’une sorte de « tout », que l’on retrouve dans une expression de type : « tu es tout pour moi », ou l’opposée : « je serai tout pour toi ».
Sans ‘le manque’, tous les pièges sont ouverts : par exemple celui de la « merveilleuse complicité » (expression du narcissisme), de la projection sur l’autre de ses propres désirs (expression de l’égocentrisme),etc. etc.

Je fais remarquer (il insiste lourdement !) que ce qui piège c’est la confusion entre ce ‘manque’ dont je parle et les carences affectives sources de souffrance. La plupart de la littérature consacrée aux couples propose des aménagements relationnels dans le but de contourner ces carences, qu’elles soit moins souffrantes, plus supportables, mieux gérées. C’est apprendre aux couples à se déplacer dans un champ de mines sans qu’elles n’explosent. C’est périlleux et fatigant et la plupart du temps voué à l’échec. Mais cela à beaucoup de succès : des kilomètres cumulés de rayons de vente dans toutes les FNAC…

Attention, je ne dis pas que c’est inutile, loin de là ! j’ai suffisamment pratiqué et fait pratiquer … mais c’est soigner des symptômes, pas la maladie relationnelle.

Le vrai travail efficace sera d’aller déminer son propre champ. Alors on pourra mieux percevoir ce qu’est ‘le manque’ en tant que dynamisme de croissance. (désolé mais on n’évitera pas le « travail sur soi » !)
Et ici, je reprendrai la phrase de Tristana pour en faire une affirmation :
Il faut expérimenter ‘le manque’ pour donner toute sa valeur à l’autre dans le couple.

Car le ‘manque’ et le Désir sont deux frères jumeaux en nous, absolument indissociables. Je dirai même qu’ils sont pratiquement siamois ! Notre société individualiste et hédoniste veut nous faire faire l’économie du ‘manque’ et la consommation est destinée à sans cesse nous combler, à nous gaver, à nous faire devenir des obèses de la relation, ronds comme des ballons, sans plus aucun creux, sans ‘vide’ pour recevoir, c’est-à-dire sans « faim ontologique » de l’autre. Les publicitaires ont tout compris. Ils ont su détourner de son objet le duo Manque/Désir, si nécessaire à l’accomplissement de l’Homme. Ils ont mis au point cette manipulation génétique qui consiste à changer ce duo en ‘désir/consommation’. Ce n’est donc plus l’autre qui compte, en tant que tel, mais la capacité que nous allons avoir à le consommer pour satisfaire notre désir. Je ne pense ici à personne en particulier, mais je suis frappé de rencontrer cela dans bien des blogs, comme d’ailleurs je l’ai rencontré dans ma pratique, et comme d’ailleurs je suis tombé dans ce piège dans nos premières années de couple, et comme j’en vis moi-même encore la tentation. (je succombe ! mea culpa !)

Or si l’on se laisse ressentir ce ‘manque’, il n’y a pas le besoin d’accaparement de l’autre, ni le rejet de lui. car, comme le dit si justement Tristana sous forme de question, le manque ressenti et accueilli, fait voir la valeur de l’autre, et fait naître le désir aimant qu’il devienne pleinement Autre et Unique, fondamentalement différent de soi… Pour notre propre bonheur. En effet, le couple ‘manque/désir’ (ne JAMAIS séparer les deux !) est à la recherche en nous de la complémentarité et de l’altérité, qui crée une sorte de plénitude dans la relation, parce que tu es totalement autre que moi, que je te désire totalement autre, et que ma profondeur réjouissance est que tu le deviennes. Dans la mesure où chacun dans le couple arrive à vivre cela, je pense sincèrement qu’il peut être pérenne et vivre d’un bonheur qui ne fait guère de bruit... J’ose dire qu’il y a là l’expérience de ma propre vie. D’année en année, je me sens plus heureux, plus libre, plus moi-même, et plus dans la nouveauté avec ma compagne, qui me surprend dans ce qu’elle devient, de plus en plus femme, de plus en plus belle.

Je me demande si c’est assez clair cette entrée. Je n’en ai pas l’impression.
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lundi 3 avril 2006

 
nouvelle d'aujourd'hui


Je lis rarement l'actu dans la rubrique de mon MSN. Cette fois je clique sur "aujourd'hui" et je lis : "Richard Berry donne un de ses reins à sa soeur".
Mince alors, déjà il y a quelques temps il avait fait un tapage pas possible avec le don de son rein ! Il a recommencé aujourd'hui ? Le deuxième ?
Surement qu'il avait trouvé excellent le plan-média la première fois. Donner son rein, aller le clamer devant toutes les TV et sortir un film en même temps ! Quel don de sa personne.
L'art de soigner sa pub au petit rognon.

Il était bien Richard Berry.... hier....
Et MSN, toujours à l'avant-garde de l'actualité.

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samedi 1 avril 2006

 
coming-out
Arrive un jour où il faut savoir dire la réalité telle qu'elle est.
Je suis de plus en plus mal à l'aise de me dissimuler au moins partiellement ici.
Alors j'ai décidé une certaine mise en vérité.
Tans pis si j'étonne et même si je déçois.
Je me suis quasiment toujours refusé à rencontrer "en live" des gens croisés sur l'internet. Je craignais qu'ils ne découvrent la vérité.
A présent que j'envisage de rencontrer des gens, autant que tout le monde soit au courant.
Je ne suis pas un homme.
Voila
c'est dit.
Désolée pour ceux qui se sentiraient avoir été floués.
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